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dimanche 4 juin 2023
jeudi 24 novembre 2022
dimanche 20 novembre 2022
vendredi 28 octobre 2022
samedi 24 septembre 2022
Au jardin d'eau
Le jardin est une chanson d'amour, un duo entre un être humain et la nature.
Jeff Cox
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| Nymphaea sunfire avec aussi sa grenouille |
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| Nymphaea Fay Mac Donald |
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| Ciel de fin d'été |
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| Un bourdon sur une verveine de Buenos Aires |
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| Les jeunes cygnes en sauvetage Gomukh et Apsara, parmi des canards |
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| Un agrion mignon mâle sur une feuille de lotus |
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| Mizuki toute gracieuse |
vendredi 2 septembre 2022
Le chantier animalier solidaire de l'été 2022 à la Petite Bohème
jeudi 23 juin 2022
Les nymphaeas...
"Je cherchais le médicament qui guérirait mes blessures.
mercredi 14 juillet 2021
Une bulle de douceur
"La nature est un professeur universel et sûr pour celui qui l’observe."
Carlo Goldoni
Un rayon de soleil entre deux averses... La vie est là, toute impatiente, joyeuse, généreuse.
Les dendrocygnes bicolores blonds explorent les flaques d'eau, on entend les hirondelles et un merle chanter.
Le nymphaea Wow est fier de sa floraison, les gouttes d'eau y ajoutent de la poésie.
Une jeune hirondelle s'est posée sur une arche dans le jardin.
La fleur du nymphaea Fay Mac Donald est comme un cadeau de lumière et de délicatesse au-dessus de l'eau.
Machu & Picchu, les alpagas, veillent sur le pré. Leurs silhouettes se détachent avec grâce dans le contrejour.
Dans la cour, il y a toujours des amateurs de câlins.
Et je me dis que les yeux et le coeur sont là pour embrasser toutes ces merveilles...
samedi 10 juillet 2021
vendredi 28 mai 2021
samedi 8 mai 2021
Une famille d'arbres
Les fleurs, les arbres, tout poussait avec force, tout verdissait avec vigueur. Il semblait que tout avait reçu une âme. Tout parlait tout chantait.
Novalis
UNE FAMILLE D’ARBRES
C'est après avoir traversé une plaine brûlée par le soleil que je les rencontre.
Ils ne demeurent pas au bord de la route, à cause du bruit. Ils habitent les champs incultes, sur une source connue des oiseaux seuls.
De loin, ils semblent impénétrables. Dès que j'approche, leurs troncs se desserrent. Ils m'accueillent avec prudence. Je peux me reposer, me rafraîchir, mais je devine qu'ils m'observent et se défient.
Ils vivent en famille, les plus âgés au milieu et les petits, ceux dont les premières feuilles viennent de naître, un peu partout, sans jamais s'écarter.
ils mettent longtemps à mourir, et ils gardent les morts debout jusqu'à la chute en poussière. Ils se flattent de leurs longues branches, pour s'assurer qu'ils sont tous là, comme les aveugles. Ils gesticulent de colère si le vent s'essouffle à les déraciner. Mais entre eux aucune dispute. Ils ne murmurent que d'accord.
Jules Renard Histoires naturelles
dimanche 4 avril 2021
Le monde est empli de visions qui attendent les yeux
Si vous aimez vraiment la nature, vous trouverez la beauté partout. Vincent Van Gogh
Les présences sont là, mais ce qui manque ce sont nos yeux. Qui la voit cette petite fougère prise dans une branche épineuse ? Le vent la connaît, le vent lui parle.
Je ne pense pas que la nature connaisse la solitude terrible dans laquelle nous pouvons nous trouver. Je suis parfois soufflé par la conversation incessante du pré qui fait face à la fenêtre devant laquelle j’écris. Je regarde, je n’entends rien, la fenêtre est fermée, et quand bien même serait-elle ouverte, aucune rumeur ne me parviendrait, mais je vois très bien l’agitation des brins. Ils sont comme huilés par la lumière. Si j’avais le talent de regarder à fond — un talent qui me manque trop souvent —, je verrais, parce que je le sens, que chaque brin est différent du brin voisin. Ils sont sans arrêt pris dans un événement. Dans l’événement de la brise, de la pluie, dans l’événement des lumières qui vont, qui viennent, qui s’affairent on ne sait trop à quoi, du jour qui s’en va, du froid qui remonte de la terre. Est-ce qu’il y aura encore un autre jour ? Le pré est rempli de mille questions qui sont sans impatience d’une réponse. Quand j’écris avec la vision de ce pré, je suis devant le plus grand concurrent qui soit. Je suis devant un maître écrivain, un des plus grands poètes, qui n’a pas de nom, pas de visage, mais qui travaille jour et nuit.
Il est possible que, par l’attention aux choses menues, très simples, très pauvres, je trouve peut-être ma place dans ce monde. Il y a quelque chose de la suave tyrannie des techniques qui commence à être défaite dans un instant de contemplation pure qui ne demande rien, qui ne cherche rien, même pas une page d’écriture. La plupart du temps, je regarde, je ne note pas, je n’écris pas. La contemplation est ce qui menace le plus, et de manière très drôle, la technique hyperpuissante. Et pour une raison très simple, c’est que les techniques nous facilitent la vie apparemment. Mais c’est un dogme d’aujourd’hui qu’on ait la vie facilitée. Qui a dit que la vie devait être facile et pratique ?
Christian Bobin
samedi 6 mars 2021
jeudi 18 février 2021
Regarde les arbres comme ils travaillent
Elle vit! Elle vit en chaque arbre, en chaque plante...elle est l'âme de la forêt...elle est la vie! Les courants, les cascades, c'est son cœur qui bat, son sang qui coule...
Jean-Claude Servais
« Regarde, regarde les arbres comme ils travaillent.
– Qu’est ce qu’ils font grand-père ?
– Ils rattachent la terre au ciel. Et cela, c’est très difficile.
Vois-tu, le ciel est si léger qu’il est toujours sur le point de prendre
la fuite. S’il n’y avait pas d’arbre, il nous dirait adieu le ciel.
Alors, il ne nous resterait plus qu’à mourir. Mais, heureusement, il y a
les arbres…
Regarde ce tronc rugueux, tu vois. C’est comme une grosse corde. Il y a
même des nœuds dedans. Mais à chaque bout, les fils de la corde se
desserrent et s’élargissent pour s’accrocher au ciel et à la terre. On
les appelle des branches en haut et des racines en bas. Mais c’est la
même chose. Les racines cherchent leur chemin dans le sol de la même
manière que les branches cherchent leur chemin dans le ciel.
– Mais grand-père, c’est plus difficile d’entrer dans le sol que dans le ciel !
– Hé non mon fils. Si c’était vrai, les branches seraient droites. Et
vois comme elles sont tordues sur le vieux pommier ! Elles doivent aussi
chercher leur chemin. Elles poussent. Elles changent de direction.
Elles ont parfois bien plus de mal que les racines.
– Et qu’est-ce qui leur donne tout ce mal, grand-père ?
– C’est le vent. Le vent voudrait séparer le ciel et la terre.
Les arbres tiennent bon. Mais c’est une sacrée bataille, mon fils. »
Et nous, grand-père, que devons-nous faire ?
Avoir confiance, mon fils. Avoir confiance dans les arbres contre le vent »
Pierre-Jakez Helias
mardi 16 février 2021
Le même fleuve de vie
La grâce de la nature est dans le mouvement d'un bras; l'harmonie du monde est dans l'expression d'un regard. C'est pour l'amour que la lumière du matin vient éveiller les êtres et colorer les deux; pour lui les feux de midi font fermenter la terre humide sous la mousse des forêts; c'est à lui que le soir destine l'aimable mélancolie de ses lueurs mystérieuses.
Etienne Pivert de Senancour
Le même fleuve de vie
Je sens que toutes les étoiles
Palpitent en moi
Le monde jaillit dans ma vie
Comme une eau courante
Les fleurs s’épanouiront
Dans mon être
Tout le printemps
Des paysages et des rivières
Monte comme un encens
Dans mon cœur
Et le souffle de toutes choses
Chante en mes pensées
Comme une flûte
La joie est accourue de tous le coins du monde pour former mon corps.
La lumière des cieux l’ont embrassé encore, jusqu’à l’éveiller à la vie.
Les fleurs des étés trop rapides ont palpité dans son sein, et les voix de l’eau et des vents chantent dans ses mouvements.
Les couleurs ardentes des nuages et des
forêts ont afflué dans ma vie et toutes les harmonies des choses ont
caressé ses membres pour leur donner une forme de beauté. Elle est mon
épouse, elle a allumé sa lampe dans ma maison
Le même fleuve de vie
Qui court à travers mes veines nuit et jour
Court à travers le monde
Et danse en pulsations rythmées
C’est cette même vie
Qui pousse à travers la poudre de la terre
Sa joie en innombrables brins d’herbe
Et éclate en fougueuses vagues de feuilles
Et de fleurs
C’est cette même vie
Que balancent flux et reflux dans l’océan
Berceau de la naissance et de la mort.
Je sens mes membres
Glorifiés au toucher de cette vie universelle
Et je m’enorgueillis
Car le grand battement de la vie des âges
C’est dans mon sang qu’il danse en ce moment
L’Offrande lyrique – Tagore
Première parution en 1963
Trad. de l’anglais (Inde) par Hélène Du Pasquier et André Gide.
mardi 9 février 2021
mercredi 13 janvier 2021
Instants d'hiver
La vie du cristal, l’architecture du flocon de neige, le feu du gel, l’âme du rayon de soleil.
L’air pétillant de l’hiver renferme tout cela.
John Burroughs
Le jardin semble endormi, figé dans ses rêves. Le givre a tout ciselé d'argent et de velours blanc.
Deux moineaux se chamaillent dans une viorne.
Calypso miaule et grimpe dans le néflier.
Les dernières feuilles de l'arbre ont tardé à tomber cette année.
Le mahonia resplendit avec ses fleurs d'or. Un coq chante.
Un vol de cygnes sauvages.
Le souffle froid du vent.
Sur la mare en partie gelée quelques anatidés se reposent.
La lumière joue entre les rameaux, des arbres ont déjà préparé leurs bourgeons pour le printemps, pleins de belles promesses... Tout est calme, d'un calme poétique, serein, doux...
Il commence à neiger. Dans la cour, Laos, le bouvier bernois, joue avec Dorje le cygne. Il le suit, quitte à s'assoir près de l'oiseau lorsque celui-ci se repose.
Izumi couve avec amour ses œufs, relayée régulièrement par son mâle, Naoki. Tous deux se sont partagés la confection du nid et élèveront ensemble leurs petits.
Tao et Kamala, les autres cygnes noirs, nagent tranquillement en jouent à gober les flocons de neige.
Jean le jars passe près de moi, demande un câlin et se met à l'eau. Quelques étourneaux piaillent.
Lorsque les ombres taquinent la luminosité, c'est comme si la magie venait s'inviter...
Une feuille de lotus fanée accueille des gouttes d'eau, glacées elles ont l'éclat de diamants.
Comme statufiée, la végétation offre ses tiges, feuilles, plumeaux, comme autant de poèmes pour attendre le printemps...
lundi 28 décembre 2020
L'érable
"La vie est tel un arbre
Quand on s'épanouit avec lui, les cimes nous sont offertes et le Monde avec.
Si on ne grandit avec lui, on reste au pied. " Maître Zen.
Un homme avait hérité d'un superbe terrain...
au bout de son terrain se trouvait un érable magnifique.
Mais cet homme venait de la ville,
et il ne connaissait rien aux arbres.
Il vint trouver l’érable vers la mi-juillet et lui dit :
- « Donne-moi de ta sève sucrée, que j’en fasse du sirop. »
L’érable lui répondit :
- « Mais, je n’ai plus de sève à donner,
elle est toute répartie dans mes feuilles. »
L ’homme revint à la fin d’octobre et dit à l’érable :
- « C’est l’été des Indiens. Il fait chaud. Donne-moi de l’ombre. »
L’arbre lui répond :
- « Mais, je n’ai plus d’ombre à donner
parce que le vent m ’a pris toutes mes feuilles. »
Déçu, l’homme revint que six mois plus tard,
à la mi-mars.
Il dit à l’arbre :
- « Je suis fatigué de ne voir que le blanc de la neige.
Donne-moi de tes belles couleurs d ’or et de rouille ».
Mais l’érable était si occupé à pomper la vie dans ses bourgeons
qu ’il ne l’entendit même pas.
Furieux, l’homme le coupa et le brûla...
En demandant à l’autre ce qu’il ne peut pas donner,
on ne voit plus ce qu’il peut offrir...
et on passe à côté de bien des joies...
Georges Madore

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"Se fondre dans un paysage, disparaître, se taire, observer. Revenir un peu plus sage, changer l'intérieur pour changer l...
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"Le chien n’a qu’un but dans la vie : offrir son cœur " R.J Ackerley Luciole est une petite chienne malvoyante et sourde. L...
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Tu es invité sur cette terre, et en tant que tel, tu dois en la quittant, la laisser dans l’état où tu l’as trouvée ou en meilleur état en...






































