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mardi 28 février 2023

Pardonne-moi

 "Contrairement à l'homme, l'animal ne sait pas tricher. Il aime tout simplement..." Tamara Rainbow




PARDONNE-MOI, MAMAN

J'étais là où tu m'as laissé pendant deux jours entiers. Dormant sur le bord de la route. J'étais terrifiée par le bruit des voitures mais je n'ai pas bougé.
La nuit dernière, une de ces voitures s'est arrêtée et elle en est sortie. Elle m'a invité à déjeuner mais j'ai dit non. Elle m'a invité à venir dormir chez elle et j'ai également refusé. J'ai essayé de lui expliquer que je t'attendais mais elle n'a pas voulu écouter. Elle a sorti une laisse et m'a dit que je ne pouvais pas rester là plus longtemps. Je l'ai mordue plusieurs fois et j'ai fini par me pisser dessus en grognant et en pleurant ! Elle ne comprenait pas qu'elle me séparait de toi ! Elle m'a emmené contre ma volonté et nous sommes partis en voiture ! J'étais si triste parce que je savais que tu allais t'inquiéter. Nous avons fini par arriver chez elle.
J'ai continué à crier en espérant que tu m'entendrais mais tu n'es jamais venu. J'ai vomi à cause de mes nerfs, je me sentais si mal. Je n'arrêtais pas de lui dire que je devais y retourner parce que tu allais penser que je t'avais abandonné quand tu verrais que je n'étais pas là ! Moi qui t'aime de tout mon cœur et de toute mon âme, je n'ai pas arrêté de pleurer depuis notre séparation il y a quelques jours. Je veux que tu saches que je ne te ferais jamais ça.
Je ne sais pas où tu es maintenant ni pourquoi tu as arrêté la voiture et m'as laissé là. Tu avais sûrement quelque chose de très important à faire. Tu peux venir me chercher maintenant, maman ?
Aujourd'hui, j'ai mangé parce que j'avais mal au ventre. J'ai aussi dormi dans un lit très doux. Et par accident, j'ai aussi remué un peu la queue. Je suis vraiment désolée, pardonnez-moi. Elle est juste très gentille avec moi. Elle a dit que je pouvais rester pour toujours. Elle m'appelle Savannah, mais j'ai déjà un nom. Quand tu viendras me chercher, tu pourras le lui dire. Tu verras comme elle sera surprise quand tu lui expliqueras que c'était une grosse erreur.
Parce que maman, tu vas revenir pour moi, n'est-ce pas ?
"Les animaux de compagnie ne sont pas jetables lorsque nous n'en avons plus envie/besoin. Ils sont l'engagement de toute une vie. Ils sont une famille ! Merci beaucoup à tous ceux qui les adoptent et les sauvent jusqu'à leur dernier souffle d'amour. Grâce à vous, ce monde est meilleur".

Maurice Baldewyns
Echevin du Bien être animal




vendredi 16 décembre 2022

Pourquoi aimer les animaux?

 Tous les animaux sont nés avec l'innocence, la curiosité et l'amour.

Anthony Douglas Williams




« Pourquoi aimer les animaux?
Parce qu'ils vous donnent tout, sans rien demander.
Parce que contre le pouvoir de l'homme armé, ils sont sans défense.
Parce qu'ils sont des enfants éternels, Parce qu'ils ne savent pas ce qu'est la haine ou la guerre.
Parce qu'ils ne connaissent pas l'argent et qu'ils se consolent seulement avec un endroit pour échapper au froid.
Parce qu'ils se font comprendre sans dire un mot,
Parce que leur regard est aussi pur que leur âme.
Parce qu'ils ne connaissent ni envie ni rancune,
Parce que le pardon est encore naturel en eux.
Parce qu'ils savent aimer avec loyauté et fidélité.
Parce qu'ils vivent sans avoir une maison luxueuse.
C'est pourquoi ils n'achètent pas l'amour,
ils attendent juste ça.
Et parce qu'ils sont nos compagnons, amis éternels, que rien ne pourra séparer.
Parce qu'ils sont vivants.
Pour ceci et mille autres choses, ils méritent notre amour. »

Mère Teresa






mercredi 21 septembre 2022

J'ai mordu mon maître

 Aux qualités qu'on exige d'un chien, connaissez-vous beaucoup de maîtres qui soient dignes d'être adoptés?"

Pierre Augustin Caron de Beaumarchais





J'ai mordu mon maître


J’ai mordu mon petit maître. Je ne le voulais pas. On s’amusait beaucoup, ensemble. Il me lançait mon ballon et tirait sur la corde avec moi. Parfois, dans l’excitation du jeu, je lui pinçais les doigts en assurant ma prise sur la corde. Mais je relâchais toujours dès que je sentais sa peau tendre sous mes crocs. Il criait parfois, mais il ne m’en voulait pas, et on reprenait notre jeu.
Le soir, nous nous roulions tous les deux sur le sol, devant cette boîte à images qui amuse tant les humains. Grand maître nous grondait parfois parce que nous faisions trop de bruit. Petit maître montait sur mon dos, et je grognais parce que je n’aimais pas trop cela. Mais je me faisais disputer et je cessais aussitôt. J’oubliais rapidement, et reprenais mes jeux avec mon petit humain.
Quand venait le moment des repas, Grand maître montrait souvent à son petit comment reprendre ma gamelle encore pleine, pour me la redonner aussitôt. Que cela m’agaçait ! Mais je ne disais rien, car les humains ont souvent des lubies qui nous échappent, à nous les chiens. Souvent aussi, Grand maître et son petit me caressaient pendant mon repas. Quelle drôle d’idée ! Je préférais les rares fois où ils me laissaient tranquillement me remplir l’estomac.
Le soir, j’étais souvent fatigué avant Petit maître. J’allais me coucher dans mon panier, et la plupart du temps, il me laissait tranquille. Mais il arrivait qu’il ait encore envie de jouer. Je voulais le prévenir de me laisser en paix, mais je n’avais pas le droit de grogner. Je bâillais, je me figeais, j’évitais son regard, je lui léchais les mains, j’avais parfois envie de le pincer mais je me retenais, parce que je l’aimais.
Mais un soir, je l’ai mordu. Nous avions beaucoup joué, il y avait du monde à la maison, des adultes et des petits, qui parlaient et riaient fort. J’étais épuisé de cette journée bien remplie. J’étais allé me pelotonner dans mon panier, mais je n’arrivais pas à m’endormir avec tout ce bruit. Les petits humains passaient à côté de moi et me caressaient. Ce n’était pas le moment pour des câlins ! J’avais fini par m’assoupir et j’avais l’esprit embrumé, quand un visage s’est penché au-dessus de moi. J’ai relevé la tête brusquement et je l’ai attrapé. Je n’ai pas planté mes dents très fort, mais le sang s’est mis à couler. C’était Petit maître.
Depuis l’incident, Grand maître semble avoir perdu toute confiance en moi. Il m’a disputé comme jamais il ne l’avait fait. Pourtant, aujourd’hui, sa main est posée sur moi pendant que l’humain en blanc me manipule. Il essaie de me parler mais les mots s’étranglent dans sa gorge. Petit maître ne nous a pas accompagnés. Les larmes coulaient sur ses joues quand nous sommes montés dans la voiture. Sans comprendre, je l’ai regardé depuis la vitre arrière du véhicule, alors que nous nous éloignions dans l’allée. Dans un coin du jardin, gisaient la corde et le ballon.
Je suis parti doucement, sous la main de mon humain. Là où je me trouve, il y a des ballons et des cordes partout. Il y a plein de choses à manger et des odeurs alléchantes dans lesquelles se rouler. On peut aussi creuser dans les nuages autant qu’on en rêve. Parfois, je creuse tant et tant, que j’arrive à voir Petit maître ici bas. Un nouveau meilleur ami est entré dans sa vie. Mais cette fois, Grand maître veille à ce que son petit ne monte pas sur son dos, ni qu’il l’ennuie quand il dort. Il le nourrit seul, surveille leurs amusements et éloigne l’enfant quand le chien grogne.
Le ballon et la corde dansent à nouveau au rythme de leurs jeux. Petit maître a retrouvé le sourire. Chien et enfant, unis par une amitié ancestrale. Apaisé, je m’en retourne à mon panier de nuages, et me roule en boule le nez sous la queue. Je m’endors pour une longue sieste dans le calme de l’éternité, bercé par les lointains éclats de rire de ce petit maître que j’ai tant aimé.

Elsa Weiss / Cynopolis



samedi 27 août 2022

Le véto impliqué

 « Je trouve insupportable que l'on tente d'opposer l'amour des hommes et l'amour des animaux. Je crois à l'amour de la vie ».

Jean-François Noblet





Le véto impliqué



Vous connaissez ce véto qui s’implique émotionnellement ? Vous savez, celui que vous aimez bien, qui a l’air de s’intéresser à votre animal, qui « s’arrange » au mieux pour votre Kiki, qui vous rappelle pour avoir des nouvelles, qui se réjouit de voir Kiki aller mieux ou qui pleure de devoir l’euthanasier.
Certains de vous répondront « Non, malheureusement ! » et d’autres « Oh oui, on n’y changerait pour rien au monde ! ».
Mais… Savez-vous ce que ça lui coûte ?
Ce que ça lui coûte de se donner sincèrement et… de recevoir en retour des claques régulièrement ?
Vous aimez que le vétérinaire vous rappelle pour prendrez des nouvelles… Mais combien de fois l’avez-vous rappelé pour les donner vous-mêmes ? Probablement rarement quand vous étiez satisfait de l’amélioration, mais si cela ne va pas mieux, là, on rappelle, n’est-ce pas ?
Et, vous le savez bien, ce fameux vétérinaire est « juste » un être humain. D’ailleurs c’est aussi pour ça qu’on l’aime : « il est humain ». Mais, par contre, s’il se trompe parce qu’il est humain, s’il rate quelque chose parce qu’il est humain, s’il ne sait pas tout parce qu’il est humain, là, on lui en veut. Il devient mauvais, inutile. Parfois même « il a tué mon chien ».
De toute façon, les vétos, ça mange l’argent et c’est tout.
Et comme il est humain, il ne fait pas de miracle. Parfois on ne peut pas sauver Kiki. La nature est toujours plus forte que nous. Oui, mais il faut un coupable. Tiens, le véto ! Ça doit bien être de sa faute… Après tout, en 2022, on sait tout soigner, non ? En plus, Dr Google a dit que…
VLAN, dans les dents, au véto.
Ça vaut bien le coup de s’impliquer sincèrement pour avoir un coup de poignard dans le dos au final… Quitte à le recevoir, autant se préparer dès le début finalement, non ?
S’impliquer, c’est aussi se rendre vulnérable. Alors le coup de poignard, derrière, il coûte très, très cher. Que faire alors ? Continuer ? Aller au burn-out ? Beaucoup trop souvent. Se protéger ? Se détacher ? forcément un peu. Devenir celui que l’on n’a jamais voulu être ? Arrêter ce métier ? Oui, pour beaucoup…
Non, les vétos ne mangent toujours pas de l’argent. Par contre, la gratitude, ou un simple « merci », ça nourrit l’âme. Et de ce côté-là, c’est trop souvent la famine.
Vous aimez votre véto-impliqué ? Prenez soin de lui. C’est une espèce en danger car elle est fragile, elle est gratitudivore, et la société actuelle n’en cultive pas assez pour les nourrir correctement.

Texte trouvé sur le site " Zen-O-vet"





lundi 29 novembre 2021

Je suis mort aujourd'hui

 Aux qualités qu'on exige d'un chien, connaissez-vous beaucoup de maîtres qui soient dignes d'être adoptés?

Pierre Augustin Caron de Beaumarchais




« Je suis mort aujourd’hui. Tu en as marre de moi et tu m’as emmené à la fourrière. Ils étaient surchargés, et j’ai été malheureux.
Je suis dans un sac en plastique noir dans une décharge. Un autre chiot recevra ma laisse mal utilisée que j’ai laissée. Mon collier était sale et trop petit, mais tu l'as pris avant de m’envoyer ici.
Je serais toujours à la maison si je n’avais pas mâché ta chaussure ? Je ne savais pas ce que c’était, mais c’était en cuir, et c’était par terre. Je plaisantais, c’est tout. Tu as oublié d’acheter des jouets pour moi.
Je serais toujours à la maison si j’avais été domestiqué ? Se frotter le nez sur mon pipi m’a juste gêné d’avoir le nez mouillé. Il y a des livres et des professeurs d’obéissance qui auraient t'appris à m’apprendre à sortir.
Je serais toujours à la maison si je n’avais pas apporté des puces à la maison ? Sans médicaments anti-puces, je ne pouvais pas les enlever après que tu m’aies laissé dans le jardin pendant des jours.
Je serais toujours à la maison si je n’avais pas d’aboiement ? J’avais juste peur : « je suis seul, je suis là, je suis là ! Je veux être ton meilleur ami. »
Est-ce que je serais toujours à la maison si je t’avais rendu heureux ? Me battre ne m’a pas fait apprendre.
Est-ce que je serais toujours à la maison si tu avais le temps de prendre soin de moi et de m’apprendre ? Tu ne n’as pas fait attention à moi après la première semaine, mais j’ai passé tout mon temps à attendre que tu m’aimes. Je suis mort aujourd’hui.

Ton chien »

Auteur inconnu




mardi 7 septembre 2021

La légende du pont de l'arc-en-ciel

 " L'amour n'est pas un lien, c'est une révélation. "Boris Cyrulnik

 


 

La légende raconte que quand les anges à quatre pattes (ou tout autre animal que nous avons aimé) nous disent au revoir, dans un dernier souffle, ils traversent le pont de l’arc en ciel.

De l’autre côté de ce pont, se trouvent des prés et des collines sur lesquels on peut courir, jouer et profiter de l’innocence…

On dit que là, de l’autre côté du pont de l’arc en ciel, il y a suffisamment d’espace, de nourriture, d’eau et de soleil pour que tout le monde se sente bien.

De plus, selon la légende, tout ceux qui ont été malades, mutilés ou cruellement blessés voient leur santé restaurée et débordent de joie.

 Nos amis sont heureux et satisfaits, sauf lorsqu’ils pensent à ceux qu’ils ont laissé de l’autre côté du pont de l’arc en ciel.

Alors que les autres gambadent et jouent, l’un d’entre eux s’arrête et plonge son regard dans l’horizon.

 Son corps tremble et avec une grande émotion, il se sépare de son groupe en courant très vite.

La légende raconte qu’alors, humains et animaux, amis de l’âme, sont réunis et ne se séparent plus jamais. 

Leurs coups de langue humides inondent notre visage et nos mains et on ne peut que les caresser.

Nous restons alors unis pour toute l’éternité à travers un regard sage plein d’amour et de noblesse.

 Cette légende nous aide à comprendre de manière métaphorique que lorsqu’un animal quitte ce monde, il reste dans notre cœur même si nous ne pouvons plus profiter de sa chaleur physique.

 

Cette même légende n’oublie pas non plus les animaux qui n’ont pas pu, dans cette vie, profiter de l’amour d’une personne. Ainsi, voici ce qu’elle raconte…

“Soudain, sur le pont de l’arc en ciel, un jour différent des autres s’est levé, pas aussi ensoleillé. C’était une journée froide et grise, une journée la plus triste que vous pouvez imaginer.

Les nouveaux arrivants ne savaient pas quoi en penser, ils n’avaient jamais vu une telle journée. Mais les animaux qui attendaient leurs êtres aimés depuis longtemps savaient parfaitement ce qui se passait et se regroupèrent sur le chemin du pont pour regarder.

Ils attendirent un peu et un animal très âgé arriva, la mine défaite et la queue traînant parterre. Les animaux qui étaient là depuis longtemps savaient quelle était son histoire car ils l’avaient vu passer de nombreuses fois.

Cet animal s’est approché lentement, très lentement. Il était évident qu’il ressentait une forte douleur émotionnelle, bien qu’il n’avait pas de signes physiques de douleur.

 

Contrairement aux autres animaux qui attendaient sur le pont, cet animal n’était pas revenu à la jeunesse, ni n’avait retrouvé la santé et la joie.

Alors qu’il marchait jusqu’au pont, il voyait comment tous les animaux le regardaient. Il savait que ce n’était pas sa place et quand il pourrait traverser le pont, il serait heureux.

Mais cela ne se passerait pas comme cela. Quand il s’est approché du pont, un ange apparut et avec un visage tout triste il lui demanda pardon et lui dit qu’il ne pouvait pas traverser.

 Seuls quelques animaux qui étaient accompagnées de leurs êtres chers pouvaient traverser le pont de l’arc en ciel.

Ayant aucun lieu où aller, le grand animal fit demi tour et dans les prés, vit un groupe d’autres animaux comme lui, certains âgés, d’autres très fébriles.

Ils n’étaient pas en train de jouer, ils étaient tout simplement allongés sur l’herbe, en regardant le chemin qui menait au pont. Alors, il les a rejoint et à son tour, il a regardé le chemin en attendant.

 L’un des arrivés récemment au pont ne comprenait pas ce qu’il avait vu et a demandé à un autre qu’il lui explique ce qui se passait : “Tu vois ce pauvre animal et les autres à ses côtés ? Ce sont les animaux qui n’ont jamais eu personne. Celui-là au moins a été recueilli dans un refuge. Il est entré dans le refuge comme tu le vois maintenant, un animal âgé, avec les poils gris et la vue un peu floue. Mais il n’a jamais pu sortir du refuge, il est mort seulement avec l’amour de son tuteur. Comme il n’a jamais eu de famille pour lui apporter de l’amour, il n’a personne qui peut l’accompagner pour traverser le pont”.

Le premier animal s’est mis à réfléchir et a demandé : Et que va-t-il se passer maintenant ? Avant la réponse, les nuages ont commencé à se défaire et un vent très violent les fit disparaître.

Ils pouvaient voir une personne, seule, s’approchant du pont et, parmi les animaux âgés, tout un groupe fut immédiatement baigné d’une lumière dorée qui les fit redevenir des animaux jeunes, sains et pleins de vie. “Regarde et tu sauras” dit le second animal.

 

Parmi les animaux qui étaient en train d’attendre, un autre groupe s’est également rapproché du chemin.

Ils ont baissé la tête alors que cette personne s’approchait. Lorsqu’elle passait devant chaque animal, elle les touchait, leur donnait une caresse, leur grattait l’oreille tendrement…

Les animaux qui avaient rajeuni formèrent une file derrière elle et suivirent la personne jusqu’au pont. Ensuite, ils traversèrent le pont ensemble.

“Qu’est-ce que c’est que ça ?” demanda le premier animal. Le second lui dit : “Cette personne était une grande amoureuse des animaux et travaillait dans leur protection. Les animaux que tu as vu baisser la tête en signe de respect étaient ceux qui ont trouvé de nouveaux foyers grâce aux efforts de ce type de personnes. Bien sûr, tous ces animaux traverseront le pont quand viendra le moment, quand arriveront ceux qui étaient leur nouvelle famille.

Mais ceux que tu as vu âgés et ensuite rajeunis étaient ceux qui n’ont jamais retrouvé de maison… et comme ils n’avaient pas de famille, il ne peuvent pas traverser le pont. Quand une personne qui a travaillé dans l’aide des animaux abandonnés arrivera, elle leur offrira cet ultime acte de sauvetage et d’amour. Tous les pauvres animaux, ceux qui n’ont pas pu avoir de famille sur le terre, peuvent être accompagnés pour qu’ils puissent traverser, eux aussi, le pont de l’arc en ciel”.

 


Chien-et-fille

 

vendredi 25 juin 2021

Salut l'homme

 

« Le chien n’a qu’un but dans la vie : offrir son coeur » – J.R Ackerley

 


Salut l'Homme,
 
Tu m'as proclamé, moi, le Chien, ton meilleur Ami.
Mon Dieu, quand je vois ce que tu fais à ton meilleur ami, alors que fais-tu donc à tes ennemis ?
En ces temps troublés pour la race canine, j'en ai assez de serrer les mâchoires, de fermer les babines et de raser les murs.
Alors j'ai décidé de prendre la plume pour te dire tout ce que j'ai sur le cœur, car trop c'est trop !
Tu as la mémoire courte, l'Homme, toi qui vis maintenant dans une ère technologique démentielle, tu vas sur la lune, tu envoies des sondes sur Mars, tu ne vis plus que via Internet, tu ne peux plus te passer de ta TV, de ton GSM, de ton four à micro-ondes, de ta machine à laver, de ta voiture, de tes vacances à l'étranger, de ton air conditionné et j'en passe...
As-tu déjà oublié qui te réchauffait les os à l'époque ou tu vivais encore dans les cavernes ?
Qui a assuré ta pitance en t'aidant à chasser ?
Qui t'a sauvé de la famine en protégeant tes champs et en gardant ton bétail ?
Qui t'a sauvé la vie en se battant contre les bêtes "sauvages" à ta place ?
Qui t'a assuré une descendance en veillant sur tes enfants ?
N'oublie jamais que c'est toi qui es venu me chercher.
Je n'avais pas besoin de toi !
Bien sûr, tu as surtout su vite profiter de mes points faibles, à savoir mon bon cœur et l'amour de mon ventre...
En veillant sur toi, c'est mon existence que j'ai assurée pour les temps à venir.
Je t'ai donné une bonne leçon, l'Homme.
Tu as joué avec la génétique, tu m'as spécialisé selon tes désirs: du plus petit au plus grand, du plus léger au plus lourd, du plus poilu au plus rasé, tu m'as créé chien de Berger, chien de montagne, chien de chasse, chien de compagnie, chien charmant petit loulou de race inconnue... mais... malgré toutes ces différences de races, nous nous reconnaissons toujours entre nous comme étant Chiens avant tout.
Et toi, l'Homme ?
Sais-tu encore à quelle race tu appartiens ?
Tu t'es divisé en blancs, noirs, jaunes, bruns...
Tu as prôné la supériorité de ta catégorie raciale, toi qui es vert de rage, bleu de froid, rouge de colère, blanc de peur, tu as créé des "sous-races", des races "impures".
Tu as prôné l'extermination de tout ce qui te faisait peur ou de tous ceux qui ne partageaient pas tes idées : tu as créé l'horreur, le racisme, la xénophobie...
Moi, le Chien, je me bats uniquement pour une question de hiérarchie, et encore, quand cela est nécessaire.
Mais toi, l'Homme ?
Tu te bats pour tes idées, pour un bout de territoire, pour un Dieu, pour du fric.
Tu te bats par patriotisme, par peur, par haine, par plaisir, par habitude, et c'est moi, le chien, que tu qualifies d''animal" ?
Tu te dis civilisé, l'Homme.
Tu es pour la paix dans le monde, pour le progrès technologique, médical, économique.
Tu dis que la prospérité réglera tous les différends entre humains, Bon, soit !
Cela dit, ton vernis civilisé craque de toute part.
Tu deviens égoïste, paranoïaque, égocentrique.
Tu te drogues, tu cours de psychiatre en psychiatre, tu bois à en perdre la raison, tu fumes comme un pompier, tu détruis la nature au nom de la viabilité économique, tu vis à 100 à l'heure 24 heures sur 24.
Tu dois être sans cesse productif, alors tu sacrifies ta santé, tu manges des "cochonneries", tu dénatures tout, tu négliges l'éducation de tes enfants, tu attrapes toutes sortes de maladies incurables.
Alors, pour te venger, tu te défoules sur ton meilleur ami...
Tu me prends pour tes expérimentations animales, pour tester tes savons, tes shampooings, tes médicaments ; tu me prends pour régler tes problèmes de solitude, de santé, pour faire "plaisir" à tes gosses (tu veux surtout avoir la paix), par mode, pour frimer, pour être supérieur à tes voisins, pour garder du toc, pour te défendre, par peur des autres ou pour faire du fric dans des combats, des courses, des concours, de la reproduction...
Et, quand tu es fatigué de moi, tu me jettes sur l'autoroute quand tu pars en vacances, tu m'abandonnes dans un refuge (comme par hasard, tu m'as trouvé dans la rue), tu m'euthanasies si je te gêne, tu veux éradiquer des "races" parce que tu es incapable de t'en occuper convenablement, tu promulgues des lois stupides, tu crées des phobies-chiens et si je t'encombre dans ta maison, tu me fourres dans une cage dehors, ou tu m'attaches au bout d'une chaîne...
Ta soif d'holocauste est-elle si irrépressible pour que tu t'en prennes maintenant à ton "meilleur" ami ?
Tu es soi-disant "propre", l'Homme, toi qui n'arrêtes pas de râler sur les déjections canines dans les rues de tes villes, toi qui rouspètes quand ton ami lève la patte partout où il passe, quand il saccage tes plantations et quand il fait des trous dans ton gazon anglais... Mais... t'es-tu déjà bien regardé ?
Ce n'est pas moi le chien qui laisse déborder les poubelles dans tes villes, ce n'est pas moi qui jette mes détritus de pique-nique dans la nature, ce n'est pas moi qui pollue les rues avec tes emballages, tes canettes de bière, tes sachets de frites bien gras.
Ce n'est pas moi qui fait des dépôts d'ordures clandestins à la campagne, ce n'est pas moi qui saccage les murs de tes villes avec de la peinture, ce n'est pas moi qui déverse du lisier dans les rivières, ce n'est pas moi qui vandalise les cabines téléphoniques, les magasins, les œuvres d'arts...
Ce n'est pas moi qui laisse traîner des seringues usagées sur les plages, ce n'est pas moi qui ai inventé les marées noires, les accidents nucléaires, le CO2 de tes précieuses voitures, les déversements chimiques dans les fleuves, le déversement des égouts dans les rivières et j'en passe...
Et c'est moi que tu qualifies de "sale" ?
Alors bon, qu'est-ce que je dois faire ?
Parce qu'un jour lointain j'ai décidé de t'aider, me voilà incapable de me débrouiller seul.
Je dépends de toi, l'Homme ! Entièrement de toi !
La vie serait pourtant si belle si tu m'accordais un peu d'attention.
Je te donne ma fidélité, mon amour : je ne te juge pas !
Que tu sois riche ou pauvre, jeune ou vieux, en bonne santé ou malade, blanc ou noir, croyant ou non croyant, tout cela m'importe peu car je suis TON ami.
Regarde autour de toi, je suis toujours là quand tu as besoin de moi : je suis chien d'avalanche, chien de décombres, chien d'aveugle, chien pour les handicapés moteurs, chien policier pour te protéger, chien garde-malade, chien farceur, chien joueur avec tes enfants ou avec toi, chien sportif, chien de troupeau...
Regarde autour de toi, l'Homme, dans le monde que tu t'es fabriqué, tu ne trouveras pas de meilleur ami que moi.*
Mais concluons un nouveau pacte toi et moi.
Toi qui me vois chiot rondelet, canaille avec des yeux suppliants qui te disent prends-moi, arrête-toi un instant et réfléchis : tu me prends uniquement pour tes enfants ?
Ne me prends pas car tu sais que les enfants changent d'avis très vite et tu sais aussi qu'un enfant n'est pas capable de s'occuper d'un chien.
Tu me prends pour te protéger dans tes banlieues parce que tu as peur ?
Ne me prends pas car ta peur est contagieuse et tu voudras faire de moi un chien dangereux.
Tu me prends parce que je suis spécial, gros, puissant (tout ce que tu veux être) ?
Ne me prends pas si tu es incapable de m'éduquer car je deviendrai le chef et c'est moi qui finirai à la fourrière.
Tu me prends sur un coup de tête à la veille de tes vacances ?
Ne me prends pas, je n'ai pas envie de courir après ta voiture sur l'autoroute...
Si tu veux me prendre pour plein de mauvaises raisons : peur, coup de tête, reproduction, frime, cadeau, alors NE ME PRENDS PAS ! Laisse donc sa chance à un autre.
Mais, si tu es prêt à me prendre pour moi, si tu es prêt à m'éduquer correctement, fermement mais avec bonté, si tu es prêt à partager tes loisirs avec moi, si tu es prêt à gambader avec moi dans la nature, qu'il pleuve, qu'il vente, qu'il neige, qu'il fasse chaud, si tu es prêt à faire un minimum de sacrifices (quelques trous dans ta pelouse, quelques fleurs grignotées, des traces de boue dans ta maison, des poils sur ta moquette... , si tu as les moyens financiers nécessaires pour me nourrir décemment et me soigner en cas de besoin, si tu es prêt à me considérer comme un partenaire dans ta vie de tous les jours, si tu es prêt à me défendre contre les lois stupides de tes semblables, contre les comportements imbéciles de certains, alors PRENDS-MOI !
Je n'attends que cela : partager ta vie et être ton meilleur ami.
Aime-moi pour ce que je suis : un cœur tendre avec des poils autour, et non pas pour ce que tu voudrais que je sois !
Ton meilleur ami : le Chien.".
 
Texte de Françoise Willot de Theux en Belgique

 

jeudi 20 mai 2021

Pourquoi aimer les animaux

 Les animaux sont nés pour nous apprendre à aimer. David Banville


Poésie la petite vache handicapée contre Eowyn la zébu sauvée de l'abattoir, veillent sur Padawan le veau secouru alors qu'il était en grave dénutrition et Gandalf, le mouton confié par ses propriétaires car des gens cherchaient à l'acquérir pour l'égorger



Pourquoi aimer les animaux?
Parce qu'ils vous donnent tout, sans rien demander.
Parce que contre le pouvoir de l'homme armé, ils sont sans défense.
Parce qu'ils sont des enfants éternels, Parce qu'ils ne savent pas ce qu'est la haine ou la guerre.
Parce qu'ils ne connaissent pas l'argent et qu'ils se consolent seulement avec un endroit pour échapper au froid.
Parce qu'ils se font comprendre sans dire un mot,
Parce que leur regard est aussi pur que leur âme.
Parce qu'ils ne connaissent ni envie ni rancune,
Parce que le pardon est encore naturel en eux.
Parce qu'ils savent aimer avec loyauté et fidélité.
Parce qu'ils vivent sans avoir une maison luxueuse.
C'est pourquoi ils n'achètent pas l'amour,
ils attendent juste ça
Et parce qu'ils sont nos compagnons, amis éternels, que rien ne pourra séparer.
Parce qu'ils sont vivants.
Pour ceci et mille autres choses, ils méritent notre amour.
Si nous apprenions à les aimer comme ils le méritent, nous serions très proches de Dieu ...
~Mère Teresa~
 
Poésie la petite vache handicapée lorsqu'elle tétait Yoko la jument en sauvetage. Yoko l'avait adoptée et a fait du lait pour elle pendant 8 mois..

 

mardi 11 mai 2021

A toi mon humain que je quitte

 

Nous sommes tous ici et maintenant pour une visite. Nous ne sommes que de passage. Nous sommes venus observer, apprendre, grandir, aimer puis retourner d'où nous venons.

Dicton aborigène australien

 


 

 

À toi mon humain que je quitte…
Mon cher humain, toi qui m’a tant aimé, chéris, nourris, câliné,
Je vois que tu pleures, car ça y est, c’est le grand moment. Celui de nous quitter.
Je veux t’expliquer certaines choses. Tu es triste parce que je suis partie, mais garde en mémoire comment je suis heureux de t’avoir rencontré.
Combien de chats, d’animaux de compagnie, comme moi meurent tous les jours sans rencontrer quelqu’un de spécial comme toi ?
Je sais que mon départ t’attriste, mais je devais y aller maintenant. Je veux te demander de ne pas te blâmer pour quoi que ce soit. Sois doux avec ta peine autant que l’étais de tes caresses pour moi.
Je t’ai entendu sangloter que tu aurais dû faire autre chose pour moi.
Ne dis pas ça, tu as fait beaucoup pour moi ! Sans toi, je n’aurais rien su de la beauté que je possède en moi et qui existe en toi.
Saches que nous les animaux vivons le présent intensément et nous sommes très sages : nous profitons de chaque petites choses chaque jour, et oublions le passé rapidement.
Nos vies commencent quand on connaît l’amour, le même amour que tu m’as donné, mon ange sans ailes et deux jambes.
Saches que si tu trouves un animal gravement blessé, et que tu n’as qu’un peu de temps dans ce monde à lui accorder, tu fournis un énorme service en l’accompagnant dans sa dernière transition.
Aucun d’entre nous n’aime être seul, pas plus quand il est temps de partir.
Plus de pleurs, s’il te plaît. Je serai bien. J’ai en mémoire le nom que tu m’as donné, la chaleur de ta maison qui était devenue la mienne.
Je garde le son de ta voix qui me parle, même si je ne comprenais pas toujours ce que tu me disais. Ciel que tu m’en as raconté des choses!
Je porte dans mon cœur toutes les caresses que tu m’as données.
Tout ce que tu as fait était très précieux pour moi et je t’en remercie du fond du cœur. Je ne sais pas comment te le dire, parce que je ne parle pas ta langue, mais sûrement qu’à mon regard tu pouvais voir ma gratitude.
Je vais juste te demander de prendre soins de toi:
Sèche tes larmes qui se pointeront ici et là sur ton visage. Retrouve ton magnifique sourire.
Rappelle-toi à quel point nous avons vécu ensemble de merveilleux moments.
Souviens-toi des singeries que j’ai fait pour te remonter le moral. Revis en ma mémoire tous ces instants partagés ensemble!
Évite de dire que tu n’adopteras plus jamais un autre animal, parce que tu as beaucoup souffert de mon départ. Sans toi, je n’aurais pas en têtes tous ces moments de douceurs que j’ai vécues.
S’il te plaît, ne fais pas ça !
Il y en a beaucoup comme moi qui attendent quelqu’un comme toi. Donne-leur ce que tu m’as donné, s’il te plaît, ils en ont besoin comme j’avais besoin de toi.
Ne t’oblige pas par contre. Je comprendrai.
Ne garde pas l’amour que tu as à donner, par peur de souffrir
Nous reconnaissons que tu es un ange pour nous les animaux, et que sans les gens comme toi notre vie serait plus dure que parfois elle l’est. Suis ta noble tâche si tu le peux, si tu en ressens l’élan.
Maintenant c’est à moi d’être ton ange.
Je t’accompagne sur ton chemin et t’aiderai à aider les autres comme moi. Je vais parler à d’autres animaux qui sont ici avec moi, je leurs dirai tout ce que tu as fait pour moi et je vais dire fièrement : « C’était ma famille, c’était mon humain ».
Ce soir, quand tu regarderas le ciel et que tu verras une étoile qui clignote, je veux que tu saches que c’est moi qui cligne des yeux ; ce sera ma façon de te prévenir que je suis bien arrivé et de te dire « merci pour l’ amour que tu m’ as donné ».
Disons-nous « À plus tard. » Je t’attendrai.
 
 auteur inconnu
 

 

mardi 16 mars 2021

Sauvetage d'un chevreau handicapé


Nous devrions rendre grâce aux animaux pour leur innocence fabuleuse et leur savoir gré de poser sur nous la douceur de leurs yeux inquiets sans jamais nous condamner.

Christian Bobin



Wasabi est un chevreau d'une semaine lourdement handicapé de naissance. Presqu'aveugle, sourd d'un côté, avec de graves troubles neurologiques et de déglutition, il a pourtant une sacrée envie de vivre.

Son éleveuse nous l'a confié.

Il n'arrivait à tenir debout sans perdre l'équilibre que quelques secondes puis sa tête penchait et il tombait.

Jour après jour, il a repris des forces et a commencé à moins chuter.

Les biberons étaient compliqués à donner car Wasabi ne pouvait pas tenir sa tête droite et il faisait beaucoup de fausses routes.

Au bout de quelques jours nous avons emmené Wasabi dans le jardin pour le stimuler.

Petit à petit, ses pas sont devenus moins hésitants.

Nous avons montré Wasabi aux autres animaux afin qu'ils fassent connaissance.

Tous l'ont accueilli avec tendresse et bienveillance. Le refuge est une grande famille.

Les juments Yoko et Shambhala ainsi que la zébu Eowyn ont eu immédiatement une attitude protectrice et maternelle avec lui.


Poésie, la petite vache handicapée, Gandalf le mouton, Padawan le veau et Laos le chien l'ont léché à tour de rôle.


Après toutes ces émotions, il était tant de rentrer au chaud avec un câlin...


Nous constatons que Wasabi s'intéresse  de plus en plus à ce qui se passe autour de lui malgré son handicap. Il marche de mieux en mieux, ses progrès nous font grand plaisir au fur et à mesure des jours qui passent.

Il fait moins de fausses routes en tétant son biberon, arrive à se relever seul lorsqu'il tombe.

Nous décidons de le mettre dans la cour debout, en présence des autres. Au début, c'est quelques minutes pour ne pas l'épuiser, puis peu à peu, nous allongeons ces moments.


Yoko la jument est ravie d'avoir un bébé à materner et est très douce avec lui.

Quelques jours après l'arrivée de Wasabi Yoko s'est mise à faire du lait.

Bien que Wasabi sente l'odeur du lait dans les mamelles de Yoko, il est trop petit, et comme il n'arrive pas à tenir sa tête longtemps seul pour téter, nous le nourrissons au biberon car il est plus simple avec son handicap de le faire téter allongé en lui maintenant la tête.

Wasabi devient de plus en plus dégourdi, et s’intéresse avec curiosité à ce qui se passe autour de lui.

Nous le stimulons régulièrement en le massant pour qu'il prenne conscience de son corps.

Il apprécie les instants avec les autres animaux. 

Ses tout premiers pas dans le petit pré avec Eowyn la zébu et Gandalf le mouton lui font très plaisir.

Sa démarche devient moins chancelante.

Nous l'aidons à grimper sur le canapé lorsque je m'y allonge un moment. Il aime être caressé avant de s'y endormir.

Téter les mèches de laine de Gandalf le mouton sous le regard de Padawan le veau et l'attention bienveillante de la jument Shambhala l'amuse beaucoup.

Yoko est rassurante et maternelle... Wasabi est adopté par toute la famille.

Nous espérons qu'il va pouvoir s'épanouir malgré son handicap. Après tout ne dit-on pas que l'amour peut soulever des montagnes?



dimanche 31 janvier 2021

C'est juste un chien

 

"Regarde ton chien dans les yeux et tu ne pourras pas affirmer qu'il n'a pas d'âme."

Victor Hugo

 


 

C’est juste un chien

De temps en temps les gens me disent « voyons, c’est juste un chien » ou « tu en dépenses de l’argent juste pour un chien »… distances parcourues, le temps passé ou les coûts que ça implique pour « juste un chien ».

Pourtant, plusieurs des moments dont je suis le plus fier sont survenus à cause de « juste un chien ».

J’ai passé bien des heures avec, pour seul compagnon, « juste un chien » et je ne me suis jamais senti moindrement seul.

Certains de mes moments les plus tristes sont survenus à cause de « juste un chien » et, dans ces jours sombres, le doux contact de « juste un chien » m’a donné du réconfort et permis de traverser la journée.

Si vous aussi pensez que c’est « juste un chien », alors vous comprendrez probablement des phrases comme « juste un ami », « juste un lever de soleil » ou « juste une promesse ».

« Juste un chien » apporte dans ma vie la véritable essence de l’amitié, de la confiance et d’une joie passionnée.

« Juste un chien » fait ressortir la compassion et la patience qui fait de moi une meilleure personne.

A cause de «juste un chien » je me lèverai de bonne heure, prendrai de longues marches et regarderai vers le futur.

Alors pour moi et les gens comme moi, ce n’est pas « juste un chien » mais l’incarnation de tous les espoirs et rêves du futur, le doux souvenir du passé et la pure joie du moment.

« Juste un chien » fait sortir ce qu’il y a de bon en moi et me détourne de mes pensées et des problèmes de la journée.

J’espère qu’un jour ils pourront comprendre que ce n’est pas « juste un chien » mais l’être qui m’a donné l’humanité et qui m’a préservé de n’être que… « juste un homme ou une femme ».

Alors la prochaine fois que vous entendrez la phrase « juste un chien »… souriez, parce que c’est « juste qu’ils n’ont pas compris ».

Texte de Richard Biby.