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vendredi 16 décembre 2022

Pourquoi aimer les animaux?

 Tous les animaux sont nés avec l'innocence, la curiosité et l'amour.

Anthony Douglas Williams




« Pourquoi aimer les animaux?
Parce qu'ils vous donnent tout, sans rien demander.
Parce que contre le pouvoir de l'homme armé, ils sont sans défense.
Parce qu'ils sont des enfants éternels, Parce qu'ils ne savent pas ce qu'est la haine ou la guerre.
Parce qu'ils ne connaissent pas l'argent et qu'ils se consolent seulement avec un endroit pour échapper au froid.
Parce qu'ils se font comprendre sans dire un mot,
Parce que leur regard est aussi pur que leur âme.
Parce qu'ils ne connaissent ni envie ni rancune,
Parce que le pardon est encore naturel en eux.
Parce qu'ils savent aimer avec loyauté et fidélité.
Parce qu'ils vivent sans avoir une maison luxueuse.
C'est pourquoi ils n'achètent pas l'amour,
ils attendent juste ça.
Et parce qu'ils sont nos compagnons, amis éternels, que rien ne pourra séparer.
Parce qu'ils sont vivants.
Pour ceci et mille autres choses, ils méritent notre amour. »

Mère Teresa






samedi 27 août 2022

Le véto impliqué

 « Je trouve insupportable que l'on tente d'opposer l'amour des hommes et l'amour des animaux. Je crois à l'amour de la vie ».

Jean-François Noblet





Le véto impliqué



Vous connaissez ce véto qui s’implique émotionnellement ? Vous savez, celui que vous aimez bien, qui a l’air de s’intéresser à votre animal, qui « s’arrange » au mieux pour votre Kiki, qui vous rappelle pour avoir des nouvelles, qui se réjouit de voir Kiki aller mieux ou qui pleure de devoir l’euthanasier.
Certains de vous répondront « Non, malheureusement ! » et d’autres « Oh oui, on n’y changerait pour rien au monde ! ».
Mais… Savez-vous ce que ça lui coûte ?
Ce que ça lui coûte de se donner sincèrement et… de recevoir en retour des claques régulièrement ?
Vous aimez que le vétérinaire vous rappelle pour prendrez des nouvelles… Mais combien de fois l’avez-vous rappelé pour les donner vous-mêmes ? Probablement rarement quand vous étiez satisfait de l’amélioration, mais si cela ne va pas mieux, là, on rappelle, n’est-ce pas ?
Et, vous le savez bien, ce fameux vétérinaire est « juste » un être humain. D’ailleurs c’est aussi pour ça qu’on l’aime : « il est humain ». Mais, par contre, s’il se trompe parce qu’il est humain, s’il rate quelque chose parce qu’il est humain, s’il ne sait pas tout parce qu’il est humain, là, on lui en veut. Il devient mauvais, inutile. Parfois même « il a tué mon chien ».
De toute façon, les vétos, ça mange l’argent et c’est tout.
Et comme il est humain, il ne fait pas de miracle. Parfois on ne peut pas sauver Kiki. La nature est toujours plus forte que nous. Oui, mais il faut un coupable. Tiens, le véto ! Ça doit bien être de sa faute… Après tout, en 2022, on sait tout soigner, non ? En plus, Dr Google a dit que…
VLAN, dans les dents, au véto.
Ça vaut bien le coup de s’impliquer sincèrement pour avoir un coup de poignard dans le dos au final… Quitte à le recevoir, autant se préparer dès le début finalement, non ?
S’impliquer, c’est aussi se rendre vulnérable. Alors le coup de poignard, derrière, il coûte très, très cher. Que faire alors ? Continuer ? Aller au burn-out ? Beaucoup trop souvent. Se protéger ? Se détacher ? forcément un peu. Devenir celui que l’on n’a jamais voulu être ? Arrêter ce métier ? Oui, pour beaucoup…
Non, les vétos ne mangent toujours pas de l’argent. Par contre, la gratitude, ou un simple « merci », ça nourrit l’âme. Et de ce côté-là, c’est trop souvent la famine.
Vous aimez votre véto-impliqué ? Prenez soin de lui. C’est une espèce en danger car elle est fragile, elle est gratitudivore, et la société actuelle n’en cultive pas assez pour les nourrir correctement.

Texte trouvé sur le site " Zen-O-vet"





dimanche 9 janvier 2022

L'anniversaire de Yoko

 Rappelle-toi que tu n'es pas seul au monde ... Tu dépends de mille créatures qui font le tissu de ta vie ... Faouzi Skali





Yoko vient de fêter ses 28 ans ...

Elle qui est arrivée ici agonisante, squelettique (elle pesait moins de 100kg), malvoyante (elle était presqu'aveugle et a retrouvé la vue d'un côté) ,avec une ancienne fracture jamais soignée au postérieur gauche, une grave piroplasmose, des plaies et des vers...

C'était il y a un peu plus de 3 ans. Yoko a trouvé le chemin de la vie et de la guérison, puis le chemin de l'amour et de la lumière.

Yoko est devenue maman 6 mois après son arrivée, en adoptant Poésie, une petite vache handicapée (aveugle, épileptique et atteinte d'une compression de la moëlle épinière ce qui génère des troubles de la croissance et des soucis neurologiques).

Elle a fait du lait pour son bébé et l'a allaitée pendant plus de 8 mois. Elle fait systématiquement du lait lorsqu'un bébé ou un jeune arrive au refuge, que ce soit un veau, un mouton, un cabri, un lama ou autre.

Aujourd'hui Yoko est épanouie, pleine de vie. Elle transmet amour, joie et sagesse et rayonne. Elle galope, s'amuse, vient participer à ce que nous faisons, adore faire de la médiation animale...

Yoko est un symbole, le symbole du combat pour la vie, au-delà de la souffrance, au-delà du courage, un combat avec comme arme l'amour, c'est la plus grande force qui soit, et cet amour grandit lorsqu'il est partagé.

Alors, pleine d'émotion, je profite de ce post pour dire à Yoko à quel point j'ai de la gratitude et de la joie pour tous ces moments cœur à cœur , pour tout ce qu'elle est et nous fait être... Merci Yoko.





lundi 15 novembre 2021

Pourquoi gardez-vous votre vieux cheval?

 Rappelle-toi que tu n'es pas seul au monde ... Tu dépends de mille créatures qui font le tissu de ta vie ... Faouzi Skali




« Pourquoi gardez-vous ce vieux cheval ?

′′ Parce que je l'aime !"
"Mais ça ne vous sert à rien ! "
′′ Je suis juste heureux de le voir ainsi !"
« Il faut beaucoup d'argent pour le nourrir ! " "
"Oui, c'est vrai... , aussi du temps et parfois beaucoup de nerfs et de patience. "Mais ça me rend tellement bien ! "
"Qu'est-ce que c'est censé être ? " "
"Amour, paix, force, joie et mille moments merveilleux ! " "
′′ Qu ' en tirez-vous ?"
"Ça m'apprend sur la vie. De regarder le monde avec ses yeux sages, qui ont déjà vu tant de choses. Cela m'apprend à embrasser et à profiter du moment présent, comme il est en ce moment. Cela m'apprend à être heureux et heureux en moi-même ! "
′′ Vous ne pouvez pas le monter ou l'utiliser !"
′′ Je peux le caresser, le gâter, en prendre soin et mettre mon nez dans sa fourrure et rêver loin !"
« Tu pourrais t'acheter un cheval plus jeune et t'amuser beaucoup avec ! " "
′′ Rien ne pourrait remplacer mon vieil ami. Tant de chemins ensemble..., tant d'aventure ensemble... tant d'obstacles pris ensemble... tant de choses qui nous relient... souvenirs, joie, craintes, espoir, rêves. Grandir ensemble pendant tout ce temps !"
′′ Je n'arrive pas à comprendre !?"
′′ Eh bien, attention...., Je veux expliquer !!! Quand mon cheval est venu me voir, il était encore jeune. Je pensais que j'avais tellement besoin de l'apprendre. Mais en fin de compte, ça m'a tellement appris. Mon cheval est devenu plus qu'un simple cheval pour moi. C ' est devenu mon compagnon, mon partenaire, mon meilleur ami. Chaque fois que j'étais triste, ça me redonnait mon sourire. Chaque fois que j'étais heureux, cela doublait mon bonheur d'une manière magique. Dans les jours clairs et sombres, c'était à mes côtés.
Il a marché avec moi à travers le feu, m'a fait confiance inconditionnellement et le fait encore aujourd'hui. Cela n'a jamais changé, au contraire, le lien qui relie nos âmes les unes aux autres n'a fait que devenir plus fort.
C ' est une partie de ma vie et je fais partie de ça. Rien et personne ne pourra changer cela.
Pouvoir accompagner mon cheval en âge est le plus beau cadeau de tous. Il comprend tellement de moments magiques que je le chérirai pour toujours. L'accompagner jusqu'au bout, en prendre soin, l'écouter et l'aimer est le moins que je puisse rendre à mon cheval pour toutes les choses qu'il m'a données ! "
"...." Auteur : Nez nain, Tina Sch ötz



mardi 7 septembre 2021

La légende du pont de l'arc-en-ciel

 " L'amour n'est pas un lien, c'est une révélation. "Boris Cyrulnik

 


 

La légende raconte que quand les anges à quatre pattes (ou tout autre animal que nous avons aimé) nous disent au revoir, dans un dernier souffle, ils traversent le pont de l’arc en ciel.

De l’autre côté de ce pont, se trouvent des prés et des collines sur lesquels on peut courir, jouer et profiter de l’innocence…

On dit que là, de l’autre côté du pont de l’arc en ciel, il y a suffisamment d’espace, de nourriture, d’eau et de soleil pour que tout le monde se sente bien.

De plus, selon la légende, tout ceux qui ont été malades, mutilés ou cruellement blessés voient leur santé restaurée et débordent de joie.

 Nos amis sont heureux et satisfaits, sauf lorsqu’ils pensent à ceux qu’ils ont laissé de l’autre côté du pont de l’arc en ciel.

Alors que les autres gambadent et jouent, l’un d’entre eux s’arrête et plonge son regard dans l’horizon.

 Son corps tremble et avec une grande émotion, il se sépare de son groupe en courant très vite.

La légende raconte qu’alors, humains et animaux, amis de l’âme, sont réunis et ne se séparent plus jamais. 

Leurs coups de langue humides inondent notre visage et nos mains et on ne peut que les caresser.

Nous restons alors unis pour toute l’éternité à travers un regard sage plein d’amour et de noblesse.

 Cette légende nous aide à comprendre de manière métaphorique que lorsqu’un animal quitte ce monde, il reste dans notre cœur même si nous ne pouvons plus profiter de sa chaleur physique.

 

Cette même légende n’oublie pas non plus les animaux qui n’ont pas pu, dans cette vie, profiter de l’amour d’une personne. Ainsi, voici ce qu’elle raconte…

“Soudain, sur le pont de l’arc en ciel, un jour différent des autres s’est levé, pas aussi ensoleillé. C’était une journée froide et grise, une journée la plus triste que vous pouvez imaginer.

Les nouveaux arrivants ne savaient pas quoi en penser, ils n’avaient jamais vu une telle journée. Mais les animaux qui attendaient leurs êtres aimés depuis longtemps savaient parfaitement ce qui se passait et se regroupèrent sur le chemin du pont pour regarder.

Ils attendirent un peu et un animal très âgé arriva, la mine défaite et la queue traînant parterre. Les animaux qui étaient là depuis longtemps savaient quelle était son histoire car ils l’avaient vu passer de nombreuses fois.

Cet animal s’est approché lentement, très lentement. Il était évident qu’il ressentait une forte douleur émotionnelle, bien qu’il n’avait pas de signes physiques de douleur.

 

Contrairement aux autres animaux qui attendaient sur le pont, cet animal n’était pas revenu à la jeunesse, ni n’avait retrouvé la santé et la joie.

Alors qu’il marchait jusqu’au pont, il voyait comment tous les animaux le regardaient. Il savait que ce n’était pas sa place et quand il pourrait traverser le pont, il serait heureux.

Mais cela ne se passerait pas comme cela. Quand il s’est approché du pont, un ange apparut et avec un visage tout triste il lui demanda pardon et lui dit qu’il ne pouvait pas traverser.

 Seuls quelques animaux qui étaient accompagnées de leurs êtres chers pouvaient traverser le pont de l’arc en ciel.

Ayant aucun lieu où aller, le grand animal fit demi tour et dans les prés, vit un groupe d’autres animaux comme lui, certains âgés, d’autres très fébriles.

Ils n’étaient pas en train de jouer, ils étaient tout simplement allongés sur l’herbe, en regardant le chemin qui menait au pont. Alors, il les a rejoint et à son tour, il a regardé le chemin en attendant.

 L’un des arrivés récemment au pont ne comprenait pas ce qu’il avait vu et a demandé à un autre qu’il lui explique ce qui se passait : “Tu vois ce pauvre animal et les autres à ses côtés ? Ce sont les animaux qui n’ont jamais eu personne. Celui-là au moins a été recueilli dans un refuge. Il est entré dans le refuge comme tu le vois maintenant, un animal âgé, avec les poils gris et la vue un peu floue. Mais il n’a jamais pu sortir du refuge, il est mort seulement avec l’amour de son tuteur. Comme il n’a jamais eu de famille pour lui apporter de l’amour, il n’a personne qui peut l’accompagner pour traverser le pont”.

Le premier animal s’est mis à réfléchir et a demandé : Et que va-t-il se passer maintenant ? Avant la réponse, les nuages ont commencé à se défaire et un vent très violent les fit disparaître.

Ils pouvaient voir une personne, seule, s’approchant du pont et, parmi les animaux âgés, tout un groupe fut immédiatement baigné d’une lumière dorée qui les fit redevenir des animaux jeunes, sains et pleins de vie. “Regarde et tu sauras” dit le second animal.

 

Parmi les animaux qui étaient en train d’attendre, un autre groupe s’est également rapproché du chemin.

Ils ont baissé la tête alors que cette personne s’approchait. Lorsqu’elle passait devant chaque animal, elle les touchait, leur donnait une caresse, leur grattait l’oreille tendrement…

Les animaux qui avaient rajeuni formèrent une file derrière elle et suivirent la personne jusqu’au pont. Ensuite, ils traversèrent le pont ensemble.

“Qu’est-ce que c’est que ça ?” demanda le premier animal. Le second lui dit : “Cette personne était une grande amoureuse des animaux et travaillait dans leur protection. Les animaux que tu as vu baisser la tête en signe de respect étaient ceux qui ont trouvé de nouveaux foyers grâce aux efforts de ce type de personnes. Bien sûr, tous ces animaux traverseront le pont quand viendra le moment, quand arriveront ceux qui étaient leur nouvelle famille.

Mais ceux que tu as vu âgés et ensuite rajeunis étaient ceux qui n’ont jamais retrouvé de maison… et comme ils n’avaient pas de famille, il ne peuvent pas traverser le pont. Quand une personne qui a travaillé dans l’aide des animaux abandonnés arrivera, elle leur offrira cet ultime acte de sauvetage et d’amour. Tous les pauvres animaux, ceux qui n’ont pas pu avoir de famille sur le terre, peuvent être accompagnés pour qu’ils puissent traverser, eux aussi, le pont de l’arc en ciel”.

 


Chien-et-fille

 

jeudi 20 mai 2021

Pourquoi aimer les animaux

 Les animaux sont nés pour nous apprendre à aimer. David Banville


Poésie la petite vache handicapée contre Eowyn la zébu sauvée de l'abattoir, veillent sur Padawan le veau secouru alors qu'il était en grave dénutrition et Gandalf, le mouton confié par ses propriétaires car des gens cherchaient à l'acquérir pour l'égorger



Pourquoi aimer les animaux?
Parce qu'ils vous donnent tout, sans rien demander.
Parce que contre le pouvoir de l'homme armé, ils sont sans défense.
Parce qu'ils sont des enfants éternels, Parce qu'ils ne savent pas ce qu'est la haine ou la guerre.
Parce qu'ils ne connaissent pas l'argent et qu'ils se consolent seulement avec un endroit pour échapper au froid.
Parce qu'ils se font comprendre sans dire un mot,
Parce que leur regard est aussi pur que leur âme.
Parce qu'ils ne connaissent ni envie ni rancune,
Parce que le pardon est encore naturel en eux.
Parce qu'ils savent aimer avec loyauté et fidélité.
Parce qu'ils vivent sans avoir une maison luxueuse.
C'est pourquoi ils n'achètent pas l'amour,
ils attendent juste ça
Et parce qu'ils sont nos compagnons, amis éternels, que rien ne pourra séparer.
Parce qu'ils sont vivants.
Pour ceci et mille autres choses, ils méritent notre amour.
Si nous apprenions à les aimer comme ils le méritent, nous serions très proches de Dieu ...
~Mère Teresa~
 
Poésie la petite vache handicapée lorsqu'elle tétait Yoko la jument en sauvetage. Yoko l'avait adoptée et a fait du lait pour elle pendant 8 mois..

 

mercredi 17 mars 2021

Chevaux...

 

Dès lors que tu admets le fait que tu dois évoluer en tant qu'être humain pour te rapprocher des chevaux... c'est toute ta vie qui évolue.

Les chevaux sont le symbole de notre façon de traiter nos semblables, notre travail, nous-mêmes.

Ulrike Dietmann, Le Cheval guérisseur de l'homme

 


Chevaux

Je suis d’un village où j’entends
Les chevaux noirs, les chevaux blancs,
Avec leurs yeux arabisants,
Leurs nez peuhls, leurs croupes latines,
Traîner tout le jour des racines
Et des surcharges de froment.
Rien n’est plus beau qu’une jument,
Plongeant son masque d’Orient
Sa belle face métissée
Dans les rivières tempérées.
Et que j’aime cet Occident,
Puisard d’amour pour un prophète,
Quand il fait couler sur les bêtes
La tendresse aqueuse du vent.

 

Femme je suis, devineresse.
Dans les comices des cantons
M’émerveillent les étalons
Des rubans rouges dans leurs tresses,
S’ils interrogent du sabot
Le sol, si l’âme de la terre
Agrafe une fleur de poussière
À la rose de leurs naseaux

 

Et qui vivrait assez humain
Pour mériter pareil destin ?

 

Catherine Paysan 


 

mardi 16 mars 2021

Sauvetage d'un chevreau handicapé


Nous devrions rendre grâce aux animaux pour leur innocence fabuleuse et leur savoir gré de poser sur nous la douceur de leurs yeux inquiets sans jamais nous condamner.

Christian Bobin



Wasabi est un chevreau d'une semaine lourdement handicapé de naissance. Presqu'aveugle, sourd d'un côté, avec de graves troubles neurologiques et de déglutition, il a pourtant une sacrée envie de vivre.

Son éleveuse nous l'a confié.

Il n'arrivait à tenir debout sans perdre l'équilibre que quelques secondes puis sa tête penchait et il tombait.

Jour après jour, il a repris des forces et a commencé à moins chuter.

Les biberons étaient compliqués à donner car Wasabi ne pouvait pas tenir sa tête droite et il faisait beaucoup de fausses routes.

Au bout de quelques jours nous avons emmené Wasabi dans le jardin pour le stimuler.

Petit à petit, ses pas sont devenus moins hésitants.

Nous avons montré Wasabi aux autres animaux afin qu'ils fassent connaissance.

Tous l'ont accueilli avec tendresse et bienveillance. Le refuge est une grande famille.

Les juments Yoko et Shambhala ainsi que la zébu Eowyn ont eu immédiatement une attitude protectrice et maternelle avec lui.


Poésie, la petite vache handicapée, Gandalf le mouton, Padawan le veau et Laos le chien l'ont léché à tour de rôle.


Après toutes ces émotions, il était tant de rentrer au chaud avec un câlin...


Nous constatons que Wasabi s'intéresse  de plus en plus à ce qui se passe autour de lui malgré son handicap. Il marche de mieux en mieux, ses progrès nous font grand plaisir au fur et à mesure des jours qui passent.

Il fait moins de fausses routes en tétant son biberon, arrive à se relever seul lorsqu'il tombe.

Nous décidons de le mettre dans la cour debout, en présence des autres. Au début, c'est quelques minutes pour ne pas l'épuiser, puis peu à peu, nous allongeons ces moments.


Yoko la jument est ravie d'avoir un bébé à materner et est très douce avec lui.

Quelques jours après l'arrivée de Wasabi Yoko s'est mise à faire du lait.

Bien que Wasabi sente l'odeur du lait dans les mamelles de Yoko, il est trop petit, et comme il n'arrive pas à tenir sa tête longtemps seul pour téter, nous le nourrissons au biberon car il est plus simple avec son handicap de le faire téter allongé en lui maintenant la tête.

Wasabi devient de plus en plus dégourdi, et s’intéresse avec curiosité à ce qui se passe autour de lui.

Nous le stimulons régulièrement en le massant pour qu'il prenne conscience de son corps.

Il apprécie les instants avec les autres animaux. 

Ses tout premiers pas dans le petit pré avec Eowyn la zébu et Gandalf le mouton lui font très plaisir.

Sa démarche devient moins chancelante.

Nous l'aidons à grimper sur le canapé lorsque je m'y allonge un moment. Il aime être caressé avant de s'y endormir.

Téter les mèches de laine de Gandalf le mouton sous le regard de Padawan le veau et l'attention bienveillante de la jument Shambhala l'amuse beaucoup.

Yoko est rassurante et maternelle... Wasabi est adopté par toute la famille.

Nous espérons qu'il va pouvoir s'épanouir malgré son handicap. Après tout ne dit-on pas que l'amour peut soulever des montagnes?



lundi 5 octobre 2020

Voilà comment on remercie les chevaux

Dès lors que tu admets le fait que tu dois évoluer en tant qu'être humain pour te rapprocher des chevaux... c'est toute ta vie qui évolue. Les chevaux sont le symbole de notre façon de traiter nos semblables, notre travail, nous-mêmes. 

 Ulrike Dietmann, Le Cheval guérisseur de l'homme

Le vibrant plaidoyer de François Morel pour défendre les chevaux

  Voilà comment on te remercie le cheval

 Toi qui depuis des millénaires a été le meilleur auxiliaire de l’homme. Toi qui as été son fidèle adjoint, son compagnon, son plus proche associé. Toi qui l’as aidé, assisté, soutenu. Toi qui l’as servi. Toi qui as donné de ta personne en demandant si peu en échange. Toi qui l’as fait voyager, toi qui lui a permis de se relier avec les autres hommes, qui grâce à toi pouvaient communiquer, s’envoyer des dépêches, des correspondances… parfois des mots d’amour.

 Voilà comment on te remercie le cheval.

  Toi qui en avais souvent plein le dos, mais avançait quand même. Toi qui as labouré, tiré la charrue, toi qui as fit la guerre, traversant la misère, le froid, la neige dans des combats qui n’étaient pas les tiens, dans des guerres perdues d’avance puisque tu n’avais jamais rien à y gagner. 

Toi qui n’as jamais ménagé tes efforts, toi qui as accepté – courbant l’échine – d’être de trait, d’attelage, de selle, de course.

Voilà comment on te remercie le cheval. 

 Toi qui as tenté de rendre l’Homme meilleur, l’a fait chevalier. Toi qui t’es fatigué à le distraire, à le divertir, à Auteuil, Longchamp, Enghien, le faire parier, miser… rêver. Toi, pourtant capable de dormir debout, toujours aux aguets, d’un sommeil sans rêve. Toi qui as fait l’admiration de tous, sur les hippodromes, et sous les chapiteaux, sur la piste.

 Je me répète : toi qui as tenté de rendre l’Homme meilleur. Si souvent enclin à être cavalier, cavaleur, le faisant… chevaleresque.

 Voilà comment on te remercie le cheval. 

 Toi qui, par délicatesse, sur les chemins de terre, perdais parfois un fer, histoire de nous porter chance, de nous redonner espoir.

 Voilà comment on te remercie le cheval. 

 Et tu vas voir que mes quelques mots de sympathie et de reconnaissance vis-à-vis de toi seront critiqués par des abrutis, qui me reprocheront de parler de la douleur des chevaux au lieu de parler de celle des enfants du monde entier, comme si le cœur devait faire le tri parmi les enfants martyrisés, les vieillards battus, les animaux torturés. Alors que l’horreur de supplicier les faibles devrait alerter chacun, dans tous les cas, sans avoir besoin de passer un concours de l’ignominie. Sans tenter de revendiquer la meilleure place sur le podium, dans une compétition concurrentielle de sentiments compassionnels.

 Voilà comment on te remercie le cheval.

 Petit cheval dans le mauvais temps, aux mâchoires coupées, aux flancs lacérés, aux organes génitaux mutilés. Faut-il qu’il soit mauvais le temps pour s’en prendre à toi cheval, tous derrière et toi devant, tout seul, face à l’homme, qui s’éloignant de son passé de chevalier semble avoir une fâcheuse tendance à perdre son humanité.

 François Morel Chroniqueur