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jeudi 20 février 2020

Amarante la dinde sauvée de l'abattoir, et sa leçon de bonheur

Plus nous allons au contact des animaux et observons leur comportement, plus nous les aimons ... Emmanuel Kant



Amarante sur la petite vache Poésie


Amarante est une dinde que nous avons sauvée de l'abattoir peu avant les fêtes.
Traumatisée et atteinte de coccidose, nous l'avons mise en quarantaine et soignée. Puis elle a fait la connaissance des autres rescapés de notre refuge éthologique, de notre dindon Antonin et de notre autre dinde Églantine, que nous avons secourus alors qu'ils allaient subir la même destinée.

Les dindes  ( Meleagris gallopavo) sont des animaux originaires d'Amérique du Nord.
Il y a 10 millions d'années, les dindes et dindons vivaient sur un immense territoire allant du Sud du Mexique au Canada. Certains de ces animaux furent domestiqués par les Amérindiens.
Ces oiseaux étaient délà élevés par les Mayas et les Aztèques.

Les conquistadores, pensant avoir accosté en Inde, nommèrent donc ce volatile "poule d'Inde".
Au XVII è siècle, cette expression est contractée et donne le terme "dinde" qui fait son apparition dans la langue française.



Amarante dans la cour avec Poésie la petite vache, Églantine et Antonin

 Amarante avait peur de tout au début. Elle peu à peu pris ses repères, au point de nous suivre puis de demander des caresses, quitte à se coucher au sol, ou sur nos chaussures.


Antonin, Églantine et Amarante



Amarante vient participer et la petite vache Poésie aussi
Amarante adore la brouette 

Elle aime les caresses et n'hésite pas à venir en demander.


Elle s'invite aussi sur nos épaules

Et s'endort de bonheur lorsqu'on la câline
Elle glousse lorsqu'on lui parle et en profite pour grappiller des caresses
Et vient voir ce qu'on fait, histoire de participer

Tout l'amuse, que ce soit faire du toboggan sur le tas de sable, piquer à manger dans la bouche de Poésie la petite vache, lui grimper dessus, se faire transporter en brouette. Mais son activité favorite est "gratouilles et papouilles"...




vendredi 7 février 2020

Poésie la petite vache handicapée et sa maman jument 2

L'amour n'a pas besoin d'être compris, il faut seulement le manifester ... Paulo Coelho 

Poésie grandit et aime toujours lécher sa maman adoptive







Poésie, petite velle highland, nous a été confiée par son éleveur. Aveugle, épileptique et souffrant d'une compression de la moelle épinière, elle n'avait pas eu de colostrum à la naissance ce qui l'a encore fragilisée, son système immunitaire étant très affaibli. Yoko la jument a adopté Poésie et s'est mise à faire du lait 10 jours après son arrivée, avec du colostrum.
L'état de Poésie s'est amélioré peu à peu, elle n’attrape plus de diarrhée ni d'infections.

Poésie aime manger le foin sous sa maman jument

La petite vache profite de longues siestes dans le foin, et Yoko avec Shambhala, une frisonne, la protègent











Poésie est très affectueuse avec Yoko, le fait qu'elle soit aveugle fait qu'elle a un très fort besoin de toucher, lécher, et d'être en contact physique avec sa maman adoptive

Malgré des moments très éprouvants, avec des crises d'épilepsie parfois extrêmement violentes, Poésie parvient à récupérer et continue d'évoluer.
Nous donnons à la petite vache de la racine de valériane afin de tenter de limiter les convulsions et de lui permettre de mieux se remettre des crises.
Nous la massons beaucoup, la stimulons par des jeux afin qu'elle puisse développer ses capacités cognitives malgré son handicap.

Elle se cogne de moins en moins et nous suit afin de chercher des câlins
Le tas de sable est un de ses endroits préférés pour se reposer et ruminer

Lors des repas, Poésie adore être dans les pattes de sa maman
Poésie veut participer à ce que l'on fait

Elle explore en prenant de l'assurance

Et bien sûr, vient chercher des caresses
Elle est très amie avec les animaux du refuge
Poésie est toujours d'humeur joyeuse, tout est prétexte à s'amuser
Yoko a allaité son bébé adoptif pendant 8 mois. Nous avons complété avec des biberons car le lait de jument est moins gras que le lait de vache. Le sevrage de Poésie s'est fait en douceur, Yoko a baissé progressivement sa production de lait. La jument veille toujours sur son bébé, continue de l'éduquer et de s'occuper d'elle.

Les repas sont parfois acrobatiques

Poésie à 9 mois mesure à peine 70 cm de haut
Les renforts arrivent




 Laos, le bouvier bernois et Poésie se câlinent mutuellement
Le brossage est un moment de plaisir

Poésie a 10 mois à présent, elle mesure 72 cm de haut. Elle n'a pas refait de grosse crise d'épilepsie depuis près de 2 mois.


mardi 4 février 2020

Poésie la petite vache handicapée et sa maman jument 1

La parole humaine n'est pas faite pour exprimer l'infini, et je me contente de te dire je t'aime.
  Victor Hugo





Voici quelques photos de cette merveilleuse histoire d'amour entre Yoko, une jument de 26 ans, arrivée au refuge au bord de l'agonie qui, une fois soignée, a adopté Poésie, une velle highland d'un mois, aveugle, épileptique et souffrant d'une compression de la moelle épinière...
Nous remercions l'éleveur de Poésie qui nous l'a confiée pour tenter de la sauver. 
Poésie n'avait pas eu de colostrum et souffrait d'une faiblesse du système immunitaire qui la fragilisait beaucoup, et compliquait son état. Lorsque Yoko s'est mise à faire du lait, elle a fait du colostrum pendant plusieurs jours. Nous ne savions pas si celui-ci serait profitable à la petite vache, nous avons observé que très rapidement, Poésie est devenue plus forte, ne faisait plus de diarrhée ni la moindre infection...


Poésie le lendemain de son arrivée

Dans la cour


Poésie tète sa maman Yoko


Yoko présente son bébé meuh à nos autres bovins Chewbacca & Love



Poésie s'habitue à la vie au refuge

Parfois, Poésie a de graves crises d'épilepsie et a du mal à récupérer. Yoko veille sur elle, l'aide beaucoup, la rassure et l'encourage. Nous la soignons de notre mieux car il arrive qu'elle se blesse lors des convulsions.


Poésie adore s'amuser à taquiner Yoko


Yoko aime faire la toilette de son bébé

Leur amour aide Poésie à vivre avec son lourd handicap


Yoko amène régulièrement son bébé vache vers les autres animaux du refuge

Quand Poésie a une crise d'épilepsie ou un malaise, Yoko vient nous chercher

Yoko ouvre le portail et vient jusque dans la maison lorsque Poésie a besoin d'aide

Poésie grandit et apprécie de faire de longues siestes dans le foin

Nous la massons et stimulons chaque jour, elle a un suivi ostéopathique en plus du suivi vétérinaire car son handicap est très lourd et personne ne sait comment cela va évoluer. Ses crises d'épilepsie se compliquent parfois de longs moments où elle est amorphe, ne nous reconnaît plus et reste prostrée. Nous découvrons qu'en plus il lui arrive d'avoir des pertes de connaissance qui durent jusqu'à une demi-heure.
Mais elle finit par retrouver sa joie de vivre et ses activités favorites.


Shambhala, une jument frisonne, aime beaucoup câliner Poésie et aider maman Yoko à s'occuper de la petite vache


Poésie prend des forces et de l'assurance
Elle se met souvent sous les juments ou entre leurs pattes

Et bien sûr, il y a toujours des câlins

Et du bon lait à téter

Yoko veille sur sa petite vache, la protège, lui apprend à se débrouiller. La jument oublie ses traumatismes passés, et la petite vache savoure la vie malgré sa cécité, ses crises d'épilepsie et ses autres troubles neurologiques.

Alors je me dis que oui, l'amour fait des miracles...







jeudi 30 janvier 2020

Inconditionnel selon les indiens Hopi .

"Nous sommes tous des fleurs dans le jardin du Grand Esprit
Nous partageons une racine commune, et la racine est la Terre-Mère
Le jardin est beau parce qu'il a des couleurs différentes
et les couleurs représentent des traditions et des cultures différentes....". Grand-père David Monongye, du peuple Hopi.


Les Hopi

Le nom Hopi signifie (contraction de Hopitu-shinumu ) "Peuple de la Paix". Les Hopi partagent la culture des Pueblos et sont probablement comme eux héritiers des Anasazis qui s’étaient développés jusque qu’au début du XIVè siècle dans le nord-est de l’actuel Arizona. Les Hopis ne se différencient des Pueblos que par leur langue d’origine uto-aztèque.
 Les Hopis sont avant tout des agriculteurs. Bien que vivant dans un pays désertique, ils ont su, par leur excellent système d’irrigation, faire pousser du maïs, des haricots, des courges, des fruits, ainsi que le coton qu’ils utilisaient pour tisser leurs vêtements. C’était les hommes qui se chargeaient de l’agriculture. Les Hopis sont d’excellents vanniers et potiers et des tisserands remarquables. Les femmes hopis fabriquent avec de l’argile des bols, des pots, des cruches, ornés de motifs géométriques. 
 Pacifiques et industrieux, les Hopis sont le peuple de la spiritualité. La religion occupe toujours une grande place dans leur vie. Les Hopis estiment être venus du monde souterrain et avoir déjà traversé trois "mondes" qui se sont terminés chacun par une catastrophe. A de nombreuses reprises, leurs sages ont mis la société moderne en garde contre les folies du développement et du progrès technologique qui, pensent-ils, ne pourront qu’entraîner la fin cataclysmique du "quatrième monde", celui où nous sommes.



 Inconditionnel. Texte des indiens Hopi

 « Tu es unique, différent de tous les autres. Sans réserve ni hésitation, je te permets d’être dans ce monde comme tu es, sans une pensée ou une parole de jugement… Je ne vois aucune erreur dans les choses que tu dis ou fais, sens et crois, car je comprends que tu t’honores toi-même en étant et en faisant ce que tu crois être bon pour toi.

 Je ne peux pas traverser la vie avec tes yeux ni la voir à travers ton cœur. Je n’ai pas été là où tu as été ni expérimenté ce que tu as expérimenté, voyant la vie de ton point de vue unique.




Je t’apprécie tel que tu es, étant ta propre et unique étincelle de la Conscience Infinie, cherchant à trouver ta propre façon individuelle à créer une relation avec le monde.
Sans aucune réserve ou aucun doute, je te laisse faire chaque choix afin que tu puisses apprendre de la façon qui te paraît appropriée. Il est vital que tu sois unique, tel que tu es, et non pas la personne que je pense ou que d’autres pensent que tu « devrais » être.


 Dans la mesure de mes capacités, sans me dénigrer ou créer un engagement, je te soutiendrai en cela. Je ne peux pas savoir ce qui est mieux pour toi, ce qui est vrai ou ce dont tu as besoin, car je ne sais pas ce que tu as choisi d’apprendre, comment tu as choisi de l’apprendre, avec qui ou en quelle période de temps. Seul tu peux sentir ton excitation interne et écouter ta voix intérieure - je n’ai que ma propre voix.
Je reconnais que, bien que différents les uns des autres, toutes les manières de percevoir et de vivre les différentes facettes de notre monde… sont toutes valables.
Sans réserve ni hésitation j’admets les choix que tu fais à chaque instant. Je n’émets aucun jugement à ce sujet car il est essentiel d’honorer ton droit à ton évolution individuelle, ceci donne le pouvoir à ce droit, pour moi-même et pour tous les autres.



 A ceux qui voudraient choisir un chemin sur lequel je ne peux pas marcher… et même si je choisissais de ne pas dépenser ma puissance et mon énergie sur leur chemin, jamais je ne te refuserais le don d’Amour que Dieu m’a donné pour toute la Création.
Comme je t’aime, ainsi je serai aimé. Comme je sème, je récolterai.

Sans réserve ni hésitation, je te laisse le droit universel de libre arbitre pour marcher sur ton propre chemin, en créant des étapes, ou bien, en te tenant tranquille quand tu sens que cela est approprié pour toi.


 Je ne peux pas toujours voir l’image élargie de l’Ordre Divin, il ne sera donc pas question de juger si tes pas sont grands ou petits, légers ou lourds, ou s’ils conduisent vers le haut ou vers le bas, parce que cela ne serait que mon point de vue.
Même si je te vois ne rien faire et je juge que cela est indigne, je reconnais que tu pourrais être le seul à porter une grande guérison en restant calme, béni par la Lumière de Dieu.



Parce que c’est le droit inaliénable de toute vie, de choisir sa propre évolution, et sans réserve ou doute, je reconnais ton droit à déterminer ton propre avenir.
Avec humilité, je m’incline devant le constat que le chemin que je pense être le meilleur pour moi, n’est pas forcément le meilleur pour toi. Ce que je pense n’est pas nécessairement vrai pour toi.


 Je sais que tu es guidé comme je le suis, suivant ton enthousiasme interne afin de connaître ton propre chemin. Je sais que les diverses races, les religions, les coutumes, les nationalités et croyances dans notre monde nous apportent une grande richesse et nous procurent les avantages et les enseignements d’une telle diversité.

Je sais que chacun de nous apprend à sa façon unique afin de retourner cet amour et sagesse au TOUT. Je comprends que sil n’y avait qu’une seule façon de faire quelque chose, on n’aurait qu’une seule personne.

J’apprécierai ta lumière intérieure unique, que tu te comportes ou non de la façon que je crois que tu devrais, même si tu crois en des choses auxquelles je ne crois pas.
Je comprends que tu es vraiment mon frère et ma sœur, même si tu es né dans un lieu différent ou si tu as des idéaux différents.

L’amour que je ressens est absolument pour tout ce qui EST. Je sais que toute chose vivante fait partie d’une conscience et je ressens un amour profond pour le Tout… et pour chaque personne, animal, arbre, pierre et fleur, chaque oiseau, rivière et océan, et pour tout ce qui est dans le monde.


 Je vis ma vie au service de l’Amour, en étant le meilleur possible pour moi, me rendant plus sage dans la perfection de la Vérité Divine, me rendant plus heureux, plus sain, et de plus en plus abondant et joyeux.

Bien qu’au long du chemin tu puisses me plaire, tu pourrais m’être indifférent, ou me contrarier mais je ne cesserai pas de t’aimer, d’honorer ta singularité et de te permettre d’être TOI.

Ceci est la clé de la paix et l’harmonie dans nos vies et sur notre Terre parce qu’elle est la pierre centrale de l’Amour Inconditionnel. »

 Les indiens Hopi.