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lundi 29 novembre 2021

Je suis mort aujourd'hui

 Aux qualités qu'on exige d'un chien, connaissez-vous beaucoup de maîtres qui soient dignes d'être adoptés?

Pierre Augustin Caron de Beaumarchais




« Je suis mort aujourd’hui. Tu en as marre de moi et tu m’as emmené à la fourrière. Ils étaient surchargés, et j’ai été malheureux.
Je suis dans un sac en plastique noir dans une décharge. Un autre chiot recevra ma laisse mal utilisée que j’ai laissée. Mon collier était sale et trop petit, mais tu l'as pris avant de m’envoyer ici.
Je serais toujours à la maison si je n’avais pas mâché ta chaussure ? Je ne savais pas ce que c’était, mais c’était en cuir, et c’était par terre. Je plaisantais, c’est tout. Tu as oublié d’acheter des jouets pour moi.
Je serais toujours à la maison si j’avais été domestiqué ? Se frotter le nez sur mon pipi m’a juste gêné d’avoir le nez mouillé. Il y a des livres et des professeurs d’obéissance qui auraient t'appris à m’apprendre à sortir.
Je serais toujours à la maison si je n’avais pas apporté des puces à la maison ? Sans médicaments anti-puces, je ne pouvais pas les enlever après que tu m’aies laissé dans le jardin pendant des jours.
Je serais toujours à la maison si je n’avais pas d’aboiement ? J’avais juste peur : « je suis seul, je suis là, je suis là ! Je veux être ton meilleur ami. »
Est-ce que je serais toujours à la maison si je t’avais rendu heureux ? Me battre ne m’a pas fait apprendre.
Est-ce que je serais toujours à la maison si tu avais le temps de prendre soin de moi et de m’apprendre ? Tu ne n’as pas fait attention à moi après la première semaine, mais j’ai passé tout mon temps à attendre que tu m’aimes. Je suis mort aujourd’hui.

Ton chien »

Auteur inconnu




lundi 15 novembre 2021

Pourquoi gardez-vous votre vieux cheval?

 Rappelle-toi que tu n'es pas seul au monde ... Tu dépends de mille créatures qui font le tissu de ta vie ... Faouzi Skali




« Pourquoi gardez-vous ce vieux cheval ?

′′ Parce que je l'aime !"
"Mais ça ne vous sert à rien ! "
′′ Je suis juste heureux de le voir ainsi !"
« Il faut beaucoup d'argent pour le nourrir ! " "
"Oui, c'est vrai... , aussi du temps et parfois beaucoup de nerfs et de patience. "Mais ça me rend tellement bien ! "
"Qu'est-ce que c'est censé être ? " "
"Amour, paix, force, joie et mille moments merveilleux ! " "
′′ Qu ' en tirez-vous ?"
"Ça m'apprend sur la vie. De regarder le monde avec ses yeux sages, qui ont déjà vu tant de choses. Cela m'apprend à embrasser et à profiter du moment présent, comme il est en ce moment. Cela m'apprend à être heureux et heureux en moi-même ! "
′′ Vous ne pouvez pas le monter ou l'utiliser !"
′′ Je peux le caresser, le gâter, en prendre soin et mettre mon nez dans sa fourrure et rêver loin !"
« Tu pourrais t'acheter un cheval plus jeune et t'amuser beaucoup avec ! " "
′′ Rien ne pourrait remplacer mon vieil ami. Tant de chemins ensemble..., tant d'aventure ensemble... tant d'obstacles pris ensemble... tant de choses qui nous relient... souvenirs, joie, craintes, espoir, rêves. Grandir ensemble pendant tout ce temps !"
′′ Je n'arrive pas à comprendre !?"
′′ Eh bien, attention...., Je veux expliquer !!! Quand mon cheval est venu me voir, il était encore jeune. Je pensais que j'avais tellement besoin de l'apprendre. Mais en fin de compte, ça m'a tellement appris. Mon cheval est devenu plus qu'un simple cheval pour moi. C ' est devenu mon compagnon, mon partenaire, mon meilleur ami. Chaque fois que j'étais triste, ça me redonnait mon sourire. Chaque fois que j'étais heureux, cela doublait mon bonheur d'une manière magique. Dans les jours clairs et sombres, c'était à mes côtés.
Il a marché avec moi à travers le feu, m'a fait confiance inconditionnellement et le fait encore aujourd'hui. Cela n'a jamais changé, au contraire, le lien qui relie nos âmes les unes aux autres n'a fait que devenir plus fort.
C ' est une partie de ma vie et je fais partie de ça. Rien et personne ne pourra changer cela.
Pouvoir accompagner mon cheval en âge est le plus beau cadeau de tous. Il comprend tellement de moments magiques que je le chérirai pour toujours. L'accompagner jusqu'au bout, en prendre soin, l'écouter et l'aimer est le moins que je puisse rendre à mon cheval pour toutes les choses qu'il m'a données ! "
"...." Auteur : Nez nain, Tina Sch ötz



lundi 25 octobre 2021

L'histoire d'un chat des rues

 "Aimez de façon égale et universelle les êtres du monde. L'Univers est Un."

Tchouang-Tseu



L'histoire de "Popeye" ...Parce qu'il faut ouvrir les consciences...


"On m'a donné le nom de Popeye parce que petit, je mangeais beaucoup et que j'étais un chaton très vif et joueur.
Ma mère, je ne m'en souviens plus beaucoup, on m'a arraché à elle, je n'avais que 6 semaines et je me souviens du déchirement de la séparation, beaucoup trop jeune, alors que j'avais encore tellement besoin d'elle...
Mes "maîtres" sont venus me chercher un jour d'Octobre, sous la pluie. Ma maman appartenait à des amis à eux et ça faisait 7 longues années qu'elle avait portée sur portée... Elle était très fatiguée ma maman mais ses "maîtres" ne voulaient pas la faire stériliser.
Si ça avait été le cas, je ne serais pas là aujourd'hui, mais pour elle, pour moi, pour tous mes nombreux frères et sœurs, ça aurait été préférable...
Je suis parti dans ma nouvelle maison et les premiers mois, c'était génial, j'étais heureux, choyé. On me faisait des câlins, on jouait avec moi...
Et puis, je suis devenu grand et j'ai senti que mes maîtres commençaient à moins s'occuper de moi...
Je suis devenu adolescent et mes bêtises ne les faisaient plus beaucoup rire... Avec les hormones, j'ai commencé à faire pipi dans la maison, c'était plus fort que moi et là...
Les câlins, c'était fini...Ils me criaient dessus, j'ai commencé à recevoir des coups de pieds...
Je ne comprenais pas ce qui se passait et pourtant, moi, je les aimais mes maîtres, je leur avais donné mon cœur pour la vie...
A l'âge de 8 mois, on m'a mis dehors...
Je n'avais jamais mis une patte dehors et au début, j'étais content, un nouveau territoire à explorer, c'était sympa, il faisait doux, on était au printemps.
J'ai rencontré des chats dehors et je me suis dis "Chouette, des nouveaux copains" mais malheureusement, j'ai vite compris que dehors, c'était la loi du plus fort...
Un gros matou m'a un jour attaqué et il était beaucoup plus fort que moi, je n'avais aucune chance. Il m'a fait mal, très mal...Et je suis revenu à la maison en boitant, couvert de sang. Je gémissais de douleur et je suis allé me frotter contre les jambes de ma maîtresse.
A ma grande surprise, j'ai lu le dégout dans son regard et elle m'a repoussé du pied. Je ne sais pas ce qui m'a fait le plus mal... Les blessures ou sa réaction de rejet.. A partir de ce jour là, je n'ai plus eu le droit de rentrer dans la maison, mes blessures ont mis du temps à guérir, je dormais maintenant sur des vieux tissus dans le garage...
On me mettait de temps en temps un bol de croquettes et un bol d'eau dehors et pour le reste, j'ai appris à chasser les souris pour survivre.
Mais je restais là parce que c'était ma maison et que malgré tout, mes maîtres, je les aimais toujours.
Deux ans ont passé, je me contentais de les observer de loin sans trop m'approcher. J'ai vu le ventre de ma maîtresse s'arrondir et j'ai compris qu'elle allait avoir un bébé humain.
A ce moment là, la situation a empiré, on a fermé le garage pour que je ne puisse plus y rentrer, il n'y avait plus de bol de croquettes, ni d'eau et lorsqu'on me voyait, on me chassait à coup de balai. Je restais des heures sous la pluie à regarder par la fenêtre et je ne comprenais pas comment ils avaient pu m'exclure de leur vie...
Et puis, le chien est arrivé... J'ai du quitter définitivement la maison, je ne pouvais plus m'en approcher...
J'ai erré, longtemps, trop longtemps...des années et des années.
Combien de temps s'est écoulé ? Je n'en sais rien, j'ai arrêté de compter, j'ai appris juste à survivre.
De temps en temps, des gens me donnaient à manger, d'autres me pourchassaient. Je me battais, j'étais souvent blessé et bientôt, il n'y a plus eu aucune trace du beau chat que j'étais jadis. J'ai du être père des centaines de fois...
Je vieillissais, je portais les stigmates de mes blessures, j'étais maigre... Vous savez, ne pas manger pendant plusieurs jours parfois, dormir parfois sous la pluie, chercher un abri lorsqu'il gèle et quand la neige arrive!!!!!
Le soir, j'approchais souvent des maisons, je regardais par la fenêtre des maisons et je voyais les gens vivre, heureux. Parfois, je voyais des chats comme moi, enfin, pas exactement, ils étaient beaucoup plus beaux que moi et ronronnaient près de leurs maîtres, au chaud...
Pourquoi m'avait on privé de cette vie ? Qu'avais je fais pour mériter un tel sort ?
Un jour, je suis tombé malade et j'ai été un peu moins prudent que d'habitude.
Il pleuvait, il faisait froid et j'ai voulu me mettre à l'abri rapidement. Je n'ai pas fait attention à la route, je n'ai pas vu la voiture arriver et soudain, le choc...
La voiture ne s'est pas arrêtée et j'ai vu la lumière des phares disparaitre dans la nuit.
Je suis resté là... La douleur est partie, la vie aussi...
Le lendemain, mon corps sans vie a été jeté dans un camion poubelle. Ma vie d'errance s'est arrêtée ainsi.
Si les maîtres de ma mère avaient été des gens responsables...
Si mes maîtres avaient été des gens responsables...
Si quelqu'un m'avait tendu la main...
Si j'avais eu la chance de tomber sur une association...
Si une association avait eu de l'argent pour m'aider...
Si une famille d'accueil m'avait ouvert sa porte et son cœur
Si des adoptants avaient fait le choix de m'adopter en association ou de la rue ...

Combien de mes frères et sœurs doivent ils encore mourir dans la rue avant que les consciences ne s'éveillent et comprennent que nous sommes des êtres vivants, capables de bonheur et de souffrance ??? Nous ne sommes pas des jouets, lorsque nous aimons, c'est pour la vie...et nous adopter, c'est un engagement sur du long terme.
Nous n'avons pas choisi de vivre et souffrir dans la rue !"


Je ne connais pas l'auteur de ce texte mais je souhaitais le partager.

dimanche 3 octobre 2021

Compassion

 « Il y a quatre pensées illimitées : l’amour, la compassion, la joie et l’égalité d’âme. » Bouddha





Nous sentir responsable de nos proches est louable, mais nous avons la capacité d'ouvrir notre esprit suffisamment pour assumer une responsabilité bien plus grande, celle de l'infinité des êtres. Pourquoi limiter notre profond sentiment de tendresse à quelques personnes, alors que nous pouvons l'étendre à tous les êtres ?

Transcrit par Matthieu Ricard d'après un conseil donné oralement

JIGME KHYENTSE RINPOCHE